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mardi, juin 09, 2015

The more you take the more you need.

Coucou les hiboux.

Avant tout, désolé de ma longue absence. Un brouillon d'article attendait, mais il a été commencé depuis tellement longtemps qu'il n'a à présent plus vraiment de sens, je préfère donc tout reprendre ici.
J'ai été très prise par la rédaction de mon mémoire, qui n'est d'ailleurs toujours pas fini, malgré mon désir de passer ma soutenance ce mois-ci afin d'en finir une bonne fois pour toute. Je suis malheureusement retardée par certains contretemps de taille, qui j'espère vont maintenant se tasser. Mais j'ai décidé que ce matin j'allais prendre mon temps pour écrire un article, parce qu'il y a un million de choses dont j'ai envie de parler, et parce que j'avoue ne plus très avoir envie de me donner corps et âme dans mon mémoire.

A Toulouse, la température est assez atroce. Comme nous ne sommes que début Juin, je me demande vraiment ce qu'il va advenir de moi cet été, sachant que je change d'appartement dans moins d'un mois et que le petit nouveau n'aura pas la climatisation. Seigneur ayez pitié de nos âmes. Vous aurez donc bien entendu droit à quelques petites photos de ce nouvel appart, qui, loin d'être parfait, m'a tout de suite séduit (il faut dire qu'on en cherchait un depuis plusieurs mois sans arriver à se mettre d'accord) par ses petits côtés atypiques, mais je réserve ça pour dans un mois.
Si la chaleur me donne des excuses pour engloutir des litres de bière et de mojitos, je n'en ai pas moins le mal du pays. Ma plage me manque, l'air marin, mes amis, et j'avoue qu'avec toute la pression du mémoire (entre autres choses), j'ai très envie de rentrer chez moi.

Mais pas de panique, l'été, c'est aussi et surtout le début de la saison des médiévales, et rien ne pourrait me faire plus plaisir (a part en avoir fini avec ce master recherche peut être). La première de l'année pour moi a été la Bathala, une fête off (sans public, uniquement entre médiéviste) faite de petites compétitions entre équipes formées de plusieurs troupes. J'avais réellement adoré cette fête l'année dernière, elle avait même été ma préférée. Située à Aumelas près d'une vieille chapelle et de quelques ruines pittoresques absolument superbes, le cadre est d'une splendeur incomparable. Le ciel sans lune l'année dernière m'avait même permit de contempler la voie lactée, que je n'avais jamais vu avant. La fête qui était tout aussi agréable cette année a néanmoins été beaucoup plus chaude, créant un mal de tête général le premier soir, mais qui ne nous a pas empêcher d'avaler des litres de bière artisanale au gingembre et à la châtaigne... Comment vous dire que c'était juste délicieux ? Et puis ce qu'il y avait d'autre de délicieux, c'est apparemment notre plat de sanglier, qui a gagné le second prix du concours de cuisine. Quand je pense qu'avant mon arrivée à la tête de la cuisine l'année dernière les pauvres petits mangeaient du cassoulet en boite... Je retire une énorme fierté de ce concours, ça me motive énormément pour la suite !



Dans le dernier article que vous n'avez malheureusement pas pu voir, je vous bassinais avec le documentaire Cobain : Montage of Heck, nouveau documentaire sur Kurt Cobain. Avant de me mettre à en parler, il faut savoir que j'ai une relation particulière à ce personnage, qui sans que je l'explique me touche au plus profond du coeur, et me donne envie d'aboyer après toute personne qui le regarderait de travers (oui je sais qu'il est mort, merci). J'étais donc en furie, quand, arrivée devant le cinéma pour voir la séance UNIQUE de ce film, la salle était bien entendu déjà complète. Mais pas de panique, deux ou trois semaines de recherche intensive sur le net plus tard, j'ai réussi à trouver une version excellente de ce film de plus de deux heures devant lequel je me suis mis avec les yeux pleins d'avidité.


Le film se serait arrêté quelques minutes plus tôt, je l'aurais adoré, vraiment. Mais le souci des réalisateurs de nos jours, c'est qu'ils veulent toujours rajouter quelque chose, quelque chose souvent merdique, sous estimant le pouvoir d'une bonne fin, qui ruine pour moi absolument tout le film. Le documentaire nous laisse globalement osciller entre "Kurt était un type plein de vie, il aimait les petites choses, il était créatif, adorable, souriant, aimant" et "Kurdt était un mec déprimé, suicidaire, mal dans sa peau, drogué, égoïste". J'ai beaucoup aimé la façon dont était mêlés les deux partis pris, les reconstitutions en dessin animé, l'animation de ses croquis et tableaux... Tout coulait parfaitement et laissait au spectateur le choix de qui était réellement Kurt Cobain. Mais voila, comme pour presque tous les films devant lesquels je me pose en ce moment, la fin a été complètement chiée. Le film aurait pu se terminer sur une image adorable de Kurt enfant disant au revoir, sur une magnifique reprise de Nirvana, mais non, le film se termine sur : "Une fois Courtney Love a PENSÉ à le tromper, il l'a senti, il a fait une tentative de suicide. Il a survécu." là, écran noir avec superbe phrase à la con : "X temps après Kurt s'est fait exploser la tête". Shame shame shame. Cette fin accusant implacablement Kurt d'instabilité extrême et balançant la théorie du suicide pour raisons stupides comme réelle explication, m'a laissée sur le cul, après un film aussi bien réalisé. Je laisse chacun seul juge (contrairement à ce que fait la fin de ce documentaire) du caractère et de la mort de Cobain. Mais je n'ai pas du tout apprécier cette fin immonde collée derrière une interview de Courtney Love tellement tirée qu'elle ne ressemble plus à rien (quoi que, elle a moins l'air d'un déchet que sur les images de sa folle jeunesse). Merci bonsoir.


Pour continuer sur le thème cinématographique, j'ai enfin regardé "Song of the Sea", la nouvelle production de la boite qui avait fait un de mes films préférés : "Brendan et le Secret de Kells". Je passerais très rapidement là dessus, étant donné que j'ai été devancée par Alecks, qui a très bien résumé le film, et ce que les images de ces deux dessins animés (assez similaires visuellement) peuvent provoquer.
Si j'ai beaucoup aimé Song of the Sea (et pas uniquement à cause des hiboux de Macha), j'ai nettement préféré les musiques et l'histoire de Brendan et le Secret de Kells, qui quelque part me touche plus, et m'accompagne depuis beaucoup plus longtemps.
Aux amoureux de l'Irlande, des arts, et de l'éblouissement visuel je conseille ces deux films, avec une nette préférence pour ce cher Brendan.

Brendan & le Secret de Kells




Song of the Sea





Il ne reste maintenant plus qu'un épisode à la nouvelle saison de Game of Thrones, qui je l'avoue, commence un peu à me lasser. Il faut dire que sur les premières saison, GoT, c'était quelque chose de tout nouveau, qui a un peu révolutionner l'industrie de la série. Les mecs arrivent, vous tuent le personnage principal, et là, tout le monde est FAN. Même les gens qui ne sont pas "de ce monde" et n'apprécient pas particulièrement à l'ordinaire l'univers medfan, tout le monde devient accro à la série, moi la première, et le mot "spoil" prend une toute nouvelle dimension. J'ai regardé la première saison de GoT en une nuit à sa sortie, et ça a été la révélation. On peut nettement dire qu'elle est dans mon top 3 des séries préférées, et j'ai rapidement développé un intérêt limite violent pour cette série, hurlant sur les gens qui n'étaient pas d'accord avec moi, menaçant de torture lente celui qui essaierais de me spoiler. Je faisais assez peur a mes copines sur le sujet, ça devenait... Disons que je prenais ça très à coeur. Toujours un twist, un personnage qui meurt sans qu'on ne s'y attende, et bien sûr, la malédiction de l'épisode 9, qui me faisait stresser devant mon écran "mon dieu, c'est l'épisode 9, que vas t-il arriver d'atroce cette fois ci ?". Mais voila, mon réel problème depuis deux saisons déjà, c'est que j'ai la sensation à chaque épisode qu'il ne se passe absolument rien. Je ne sais pas si je suis la seule à avoir cette impression, mais pour moi, il se passe plein de petites choses sans que la trame politique n'avance réellement (parce que oui, pour être honnête les marcheurs blancs je m'en fous un peu, c'est dé loin ce qui m'intéresse le moins dans l'histoire et ça m'énerve assez qu'on me bassine avec). Alors, d'un côté, je trouve ça plutôt bien parce que c'est assez représentatif du fait qu'à l'époque médiévale (par exemple), les guerres et les changements politiques s'opéraient affreusement lentement, malgré l'impression que l'on a quand on étudie l'histoire en version accélérée. Mais d'un autre côté, j'ai envie de regarder une série, et j'ai envie qu'il s'y passe des choses. J'ai l'impression qu'ils comptent épuiser l'histoire des livres un maximum, et que pour ça, ce qui pourrait se passer en une saison se passe en deux. Je ne peux pas en vouloir à HBO de vouloir surfer sur la vague et profiter de GoT, étant donné que les gens ne sont pas prêt de s'en lasser. Je ne peux pas leur en vouloir non plus de répondre à la demande, en nous donnant des scènes hardcore à outrance, mais je commence à leur en vouloir de tuer des personnages que j'aime, et qui ne meurent pas dans les livres. Ca ne me met même plus hors de moi, ça me colle juste un air de dépit sur le visage, ça me fait dire "j'arrête la série", et puis éclater de rire parce que "bien sûr que non que j'arrête pas la série".
Le point positif de tout ça, c'est que ça me donne envie de rattraper le retard que j'ai sur la lecture des livres, qui me satisferont sans doute bien mieux !
Mais ne nous méprenons pas, je prend tout de même énormément de plaisir à regarder GoT, à en parler, à critiquer comme une petite folle alors que je trouve les saisons bien trop courtes, et a faire du visionnage des épisodes un moment presque sacré.



Musicalement, je continue mon ascension Maynardesque. Après avoir eu une semaine intense avec 3 Libras dans la tête, je me suis mise à écouter des chansons de Tool que je n'avais que rarement écouté (vous savez ce que c'est quand on aime un groupe, on a quelques chansons qui tournent en boucle et on oublie un peu le reste, ce qui n'est parfois pas plus mal parce que ça me permet de renouveler un peu un groupe que j'aime). Prise du feu Toolien Progressif, B. m'avait semi-conseillé le projet solo de Maynard (le chanteur), Puscifer, me disant que c'était bien, mais quand même assez spécial et que je n'allais peut être pas accrocher.
Coup de bol, B. a posté une de leur musique sur son facebook, et j'ai juste carrément accroché. Je n'ai pas encore écouté l'album V for Vagina, mais il n'y a dans Conditions of my Parole que deux chansons qui me déplaisent, je pense qu'on peut dire que c'est bien parti cette histoire d'amour entre Puscifer et moi, décidément, Maynard me colle un peu aux oreilles.
Très différent de Tool ou A Perfect Circle, je vous laisse découvrir ce groupe génial, que même C. semble avoir aimé.





J'ai donc fait l'ouverture du Week End des Curiosités à Ramonville-saint-Agne, avec le concert de Placebo. Ce qui est bien avec Placebo, c'est que leurs nouveaux albums restent toujours dans le même style, et que du coup ils ne déçoivent personne en essayant de faire autre chose. Si le chanteur a fait beaucoup trop de chirurgie rajeunissante, il n'en a pas moins la pêche et sa voix a toujours ce bizarre-sexy qui me plait tant. Le cadre était très sympathique et le concert super, même si je n'avais encore jamais vu de foule aussi passive.





Je pense que cet article est assez long comme ça, et il faut malheureusement que je me remette à mon mémoire de toute urgence, mais je vous promet une présence beaucoup plus active d'ici le mois prochain. CTPM.

See you later alligator.


samedi, février 21, 2015

Mon côté punk

Après une fin de semaine avec plus de bas que de hauts, j'ai sauté dans le métro pour aller voir Guerilla Poubelle qui passait à la Dynamo.
Promesse de mes 15ans avec mes collants résille troués et mon kilt rouge avec des chaines à moi même, il fallait absolument que je vois ce groupe en concert un jour, et quand j'ai retrouvé le flyer au fond de mon sac, c'était vraiment le signe du destin, je ne pouvais pas le louper. Alors j'ai trainé ma gueule de six pieds de longs d'être toute seule jusqu'à la salle, où j'ai vite compris que dans un concert on est jamais vraiment tout seul.
Je n'avais plus fait de concert de punk depuis mon année de seconde, c'est à dire depuis 6 ans (j'arrive pas à croire que ça fait déjà 6ans que je suis entrée au lycée), même si j'en avais gardé un doux souvenir. J'avais oublié, complètement oublié qu'en vrai, j'aime le punk. Je m'en suis rappelé quand j'ai commencé à avoir les larmes aux yeux d'être toute seule : les mecs se sont mit à jouer, comme un coup de poing dans ma gueule et ça m'a collé direct un sourire à la place. C'est ça la magie du punk. Ca et le fait qu'on ne s'attend jamais à grand chose, alors on ne peut jamais être vraiment déçu.
Le temps d'une soirée j'ai échangé mon peuple de métalleux contre des gosses et des vieux aux couleurs de cheveux improbables et délavées, crêtes montées à la colle cléopatre et gamines de 13ans en soutif. Et franchement ça m'avait manqué. Y a qu'un concert de punk pour me faire bouger comme ça, me lâcher comme ça, transpirer comme ça. Ca ne remplacera jamais l'admiration que j'ai et les claques que je prend dans les concerts de métal, mais c'est un autre monde, un petit bout de monde qui est un peu à moi.


A ma grande surprise, les GxP (comme je les appelais avec mes copains au collège) étaient juste géniaux. Ils n'ont pas prit une ride et ont bien mit le feu, avec même de nouvelles chansons et la collaboration avec un nouveau groupe américain très touchant. Vraiment pas déçue, j'y retournerais avec le plus grand plaisir, surtout pour 8€.

Du coup, je me suis dis que cette semaine j'allais vous faire découvrir un groupe punk, franchement pas connu et que j'ai entendu pour la première fois dans la BSO de Buffy, avec la chanson "The Devil You Know" : Face to Face. Mais comme c'est pas la meilleure, en voila une autre que j'aime bien.


J'ai lancé une commande Romwe qu'on devait me payer mais qu'en fait non, mais tant pis, pour une fois je me fais plaisir (comment ça pour une fois, tu peux pas t'empêcher de t'acheter des trucs morue !). C'est pas très punk, mais c'est pas grave. Beaucoup de trucs sont "one size", alors j'espère que ça va m'aller. Si non vous verrez très vite un article disant que je revend des tshirts neufs. Quelques uns étaient dans ma liste Neeed, c'est toujours gratifiant de se dire qu'on a ce qu'on convoite, j'espère que le colis arrivera vite !





Pour finir j'ai découvert deux petits magasins assez sympa sur la place des Puits Clos à Toulouse, vers Esquirol, petite place que j'avais déjà adoré dès mon arrivée à Toulouse et que j'ai eu le temps de regarder plus en détail aujourd'hui. Deux magasins m'ont marqué :
"Le Petit Souk", une boutique pleine de gadgets, vaisselle et accessoires et jouets pour enfant absolument géniale, avec des trucs atypiques et limite un peu tordus et bizarres parfois, bref j'adore, j'y ai repéré une lampe en forme d'ananas absolument géniale mais qui comme le reste de la boutique est très chère.
L'autre est une épicerie fine, "Le Paradis Gourmet" où on trouve toutes sortes d'épices, thés, miels, sauces, sirops, préparations à gâteau, huiles, mais aussi cartes postales imprimées de vieilles affiches, vins, produits régionaux... Enfin bon vous savez ce qu'est une épicerie fine. J'ai adoré les odeurs et l'ambiance très calme sur fond de musique classique (un concerto de Vivaldi en l'occurrence). On y trouvait aussi quelques produits anglais, américains et canadiens, c'était donc très sympathique et ça m'a donné envie de cuisiner.



Et n'oubliez pas, pour tous les gens qui s'empêchent d'aller à un concert parce que personne ne les accompagnent : ne ratez pas cette chance, ça vaudra toujours plus le coup que de ruminer le fait que vous avez raté votre groupe favori, et en concert vous n'êtes jamais seuls, prenez une pinte et bougez dans tous les sens.


samedi, janvier 31, 2015

Nordic Giants • Sólstafir



Ma copine de classe A. m'a fait découvrir ce groupe exceptionnel qu'est Sólstafir. J'avais écouté par ci par là, sans vraiment trop y prêter attention jusqu'à l'annonce du concert. Là je me suis dis "ma fille, les mecs ils vont pas venir d'Islande tous les jours, pour 16€ tu peux bien te bouger le cul" (et franchement j'ai bien fait). Si j'écoutais donc Ótta - le dernier album - avec la plus grande attention, j'étais quand même loin de me douter que j'aurais un tel coup de coeur pour ce groupe.


Après une marche sous la pluie et le vent, c'est en m'essorant limite la frange que je suis enfin arrivée en compagnie de A. et d'amis à elle à la Dynamo, petite salle de Toulouse très sympa, sur deux étages, avec une jolie statue de la Vierge les bras tendus vers la salle, debout sur un crâne entouré de roses collée sur le mur. Le concert venait de commencé, et le nom des guest n'étant même pas annoncé c'était la grosse surprise... Et tu parles d'une surprise ! Après avoir réussi à passer entre deux têtes pour voir ce qui se passait, j'ai aperçu deux gars (à vrai dire j'ai mis pas mal de temps à me rendre compte qu'ils n'étaient que deux) coiffés de masques avec des plumes et des os, l'un à la batterie et l'autre au piano/trompette, devant deux écrans sur lesquels défilaient des images psychédéliques, le tout sur des jeux de lumières ahurissants qui donnaient à ces musiciens déguisés une apparence tribale, mystique, ancienne et puissante, par moment même effrayante. Autant vous dire que j'ai juste adoré, qu'en plus de ça la musique était géniale, pas du tout ce à quoi je m'attendais pour ce concert mais qui au final collait parfaitement à la peau de Sólstafir. Ce groupe, c'était Nordic Giants (j'ai escaladé le mec devant moi pour arriver à choper leur nom sur l'écran à la fin du concert), et je les VEUX dans mon mp3 absolument, et après avoir vu cette vidéo vous les voudrez probablement aussi. 
Je n'ai pas réussi à savoir de quelles origines ils étaient, mais leur site est .uk, alors je penche pour des British. 


Un autre groupe est passé après eux et n'ont pas joué longtemps (tant mieux, parce qu'ils ne m'ont franchement pas convaincu), mais j'ai trouvé que pour le coup ils étaient beaucoup trop métal "ordinaire", trop violent et pas du tout dans le thème de ce concert. Leur dernière chanson m'a plu, ainsi que les quelques sonorités Gojira que j'y ai retrouvé parfois, mais rien qui ne vaille la peine - de mon point de vue -. 



Sólstafir... Que dire que dire ? J'ai toujours cette désagréable impression de ne pas avoir pu profiter comme il faut une fois que mes concerts sont finit. C'est très frustrant, et pendant plusieurs jours après je rumine ça dans mon coin. Pour
Sólstafir, mon grand regret est de n'avoir pas pu aller au premier rang pour qu'Aðalbjörn Tryggvason me colle sa guitare sur le visage, mais aussi de n'avoir pas eu le temps d'aller m'acheter leur vinyle et de le faire dédicacé, le métro m'ayant obligé à m'éloigner alors qu'ils étaient juste entrain de serrer des mains et gribouiller des goodies. Oui, vraiment, ça je le regrette plus que tout (tellement que si leur dernière date en France n'avait pas été le lendemain soir je me serais débrouillée pour prendre un covoiturage et y retourner)...
Niveau musical je ne pouvais pas espérer mieux. Les musiciens étaient très bon, j'ai eu le contact avec le public que j'attendais même en étant très loin, Aðalbjörn (oui je sais le prononcer, et toc.) chante et joue à merveille et il dégage un charismatique affolant. Oui, parce que même si j'ai particulièrement adoré les deux longues tresses du bassiste et les gros favoris du guitariste, Aðalbjörn, avec ses santiags, sa veste à frange, son slim, sa flying V en bois aux motifs vikings, ses bagues en argent aux doigts, sa grosse barbe et son chignon d'Islandais, même jusqu'à sa façon de bouger et de s'exprimer, tout chez lui totalement séduit, envoûté, en mode grosse groupie semi-assumée qui bave sur son cuir.(ça fait beaucoup de superlatifs que vous l'accorde).

Même si on excluait le terriblement sexy Aðalbjörn Tryggvason, voir mon peuple de métalleux tout calme devant les groupes, se taire et écouter les chuchotements dans le micro m'a profondément ému, et j'ai rarement autant voyagé sur la musique qu'à ce concert. 


« T'es ce genre de fille ? Les groupies ?
- Ah mais j'assume à fond. Ca me rend dingue, un mec qui sait jouer d'un instrument. Toi, si tu vois une fille qui a des super bas résilles, ça t'excite, non ?
- Ouais, là au moins, je te suis.
- Bon bah essaie de m'expliquer que c'est moins con de bander pour des bas que mouiller pour un solo de guitare...
- Le solo de guitare, il est pas fait pour te faire mouiller...
- Ah ouais, tu crois ça, toi ? »



samedi, décembre 13, 2014

Týr • Korpiklaani • Sabaton


Je reste chez les nordiques, mais cette fois en Suède et en Finlande. Korpiklaani était vraiment un groupe que j'avais très envie de voir, et en voyant qu'en plus ils passaient avec Týr, je ne pouvais pas rêver mieux. J'avoue que je ne connaissais pas du tout Sabaton même s'ils étaient les stars du concert, et ont rassemblé vraiment beaucoup de monde.
Je pense que mon destin est tout tracé : je suis condamnée à toujours préférer les premières parties au groupe principal.
Cette fois, pas de vomit ni de malaise, tout s'est très bien passé et je me suis époumonée comme il faut (je refuse de gueuler comme une fille dans les concerts, si y a bien un truc que je veux pas c'est qu'on m'associe aux métalleuses à moitié à poil qui te regardent de travers en poussant des cris stridents et essayant de bouger les cheveux tout en tortillant du ventre...).
 


Ca faisait longtemps que je n'avais pas réécouté Týr, mais je peux vous dire que ça va recommencer. Ces mecs sont beaux. Pas beaux genre "oh putain le BG", mais beaux genre quand ils ouvrent la bouche y a de l'epicness qui en sort et vient vous hérisser les poils en vous posant des baisers vikings glacés sur le visage. C'est beau. Leurs voix s'harmonisent tellement bien que franchement, si on me disait "tu n'entendra plus que ça le restant de tes jours" je répondrais "merci beaucoup" (ok, j'exagère peut être un peu la chose, mais quand même).
C'est le bassiste qui mettait l'ambiance en chauffant la salle, mais les autres membres ont aussi était super sympa, ils ont pas mal communiqué avec la salle et c'est ce que j'aime. En tout cas pour moi, c'est quand vous voulez les mecs.



Et comme toujours, c'est mon groupe préféré qui me déçois... Je pensais que Korpiklaani ce serait drôle, festif, vraiment génial, parfait... Bon, je suis obligée d'admettre, c'était super festif ça je ne pourrais jamais leur enlever, leur musique met une ambiance de taré. Mais ces cons en plus de ne pas avoir vraiment bien joué n'ont pas fait la moindre altercation avec le public : j'arrive je joue jme casse et allez vous faire enculer. J'ai été très déçue, pour preuve, en sortant du concert je les aient croisés devant la salle, je n'ai même pas eu envie de demander une photo ou quoi que ce soit. Ils m'ont vraiment donné l'impression de n'en avoir rien à foutre de leurs fans, alors perso c'est pas moi qui vais leur donner de l'attention.
Mais bon, ils restent quand même musicalement un de mes groupes préférés, c'est bien dommage.



Je n'ai pas vraiment aimé la musique de Sabaton. J'ai été impressionnée de voir le rassemblement qu'ils ont causé, et eux aussi d'ailleurs, le chanteur n'a pas arrêté de dire qu'on lui donnait la "chair de poule" et que c'était vraiment fou l'accueil qu'on leur faisait. Si je n'ai pas été conquise par la musique, en revanche j'ai vraiment adoré le groupe, ils n'arrêtaient pas de nous parler, nous faire des blagues, nous faire choisir des chansons... C'était vraiment super, je suis partie avant la fin mais je serais bien restée juste pour les entendre me raconter des conneries. Vraiment, Sabaton, chapeau, vous êtes super les gars. Skoll !






mercredi, novembre 19, 2014

Eluveitie • Arkona • Skálmöld


Quand j'ai appris qu'Eluveitie (qui est un de mes groupes préférés) passait dans ma ville, je n'ai pas pu m'empêcher de sauter de joie dans tous les sens en poussant des gloussements hystériques. Aussi, j'ai pris mes places (une super idée étant donné que le concert a très vite été complet) et j'ai patiemment compté les jours jusqu'à la date promise où j'allais enfin les voir.
En écoutant les autres groupes je me suis rendu compte que je connaissais déjà Arkona sans savoir que c'était eux, et je n'avais par contre pas la moindre idée de l’existence de Skálmöld, un groupe Islandais (ce qui tombe bien étant donné mon récent penchant pour tout ce qui est de près ou de loin Islandais).


Malheureusement tout se ne passe pas toujours comme prévu, et le jour du concert je l'ai entièrement passé sur mon canapé avec des crampes de ventre, vomissements, étourdissements et malaises dès que je voulais me lever. Mais je ne me laisse pas abattre, j'ai patiemment attendu l'heure du départ, je me suis mise sur mes deux pieds, et après une douche, avoir enfilé mes docs et fait mon trait d'eye liner j'étais sur la route pour aller au métro, la mort dans les yeux et le teint complètement livide pour aller à la salle.
Comme je n'avais rien avalé de la journée et qu'une bière ce n'est pas assez pour remplacer 3 repas, j'ai passé une partie d'Arkona assise par terre pour éviter de m'évanouir, mais tout va bien, je peux quand même vous parler de ce super concert.

Skálmöld fut une grande révélation pour moi. Des trois groupes, je crois que c'est celui qui m'a le plus enchanté, peut être même avant Eluveitie. Les mecs ont une pêche de fou (le guitariste se la pète un peu trop pour moi, mais bon, c'est un guitariste quoi), leurs musiques sont géniales et leur grand nombre sur scène leur permet de faire de très jolies harmonies de voix sur certaines chansons, ce qui leur donne une dimension épique très cool. Puis l'Islandais, au bout d'un moment il faut le dire, c'est quand même une langue un peu géniale (et non je ne dis pas ça parce que l'Islande est entrain de devenir aussi obsessionnelle pour moi que la Laponie).


J'ai en revanche été un peu déçue d'Arkona. Je pensais que j'adorerais ce groupe et en fait, malgré la classe de la chanteuse qui arrive avec sa peau de loup sur le dos et ses cheveux longs (très belle même si elle ressemble à un mec aux premiers abords), je les aient trouvés un peu clichés. Les mecs se pointent habillés tous en tunique viking et pantalon noir en cuir, la chanteuse n'a pas dit un mot sans prendre la voix grave et rauque qu'elle a pour chanter... Honnêtement c'était un peu too much pour moi, d'autant que ce sont uniquement les dernières musiques jouées que j'ai vraiment apprécié.
Je n'aime pas trop qu'on voit cette communauté comme des mecs qui se la jouent un peu trop vikings à deux sous (même si ça n'empêche pas que la majorité des mecs du public portaient des kilts et avaient pris avec eux leur petite corne), vous comprendrez donc le moins que je donne au groupe (je suis un peu nazi du concert).


Eluveitie donc. J'attendais ce moment avec impatience, depuis des mois, et j'ai été plus ou moins ravie. Plus parce que les musiciens sont géniaux, ainsi que les chanteurs, qu'ils ont de l'énergie, que les musiciennes sont beaucoup plus charismatiques en vrai et que le batteur avec son ventilo dans les cheveux a des airs presque divins, qu'ils ont beaucoup interagit avec nous et qu'on a eu droit à une chanson en français et a des petites légendes pour expliquer certaines paroles, moins parce que je n'ai pas eu droit à mes musiques préférées, que la chanteuse a beaucoup trop chanté (je préfère le monsieur) et que je n'ai pas eu la transe que j'attendais (peut être le fait d'être malade et de ne pas pouvoir profité pleinement m'en a empêché, c'est la vie). J'ai malheureusement du partir au 2ème rappel pour ne pas rater le dernier métro, mais j'ai été très heureuse de les voir et j'y retournerais avec grand plaisir pour en faire l'expérience sans avoir envie de m'allonger par terre et mourir toutes les demi heures.


Parce que franchement, 20€ pour ces trois géants, ça ne vaut pas le coup de s'en priver.
En plus j'ai ramené un beau tshirt, oui, j'me suis enfin décidée à en acheter un et arrêter de regretter de ne pas l'avoir fait après chaque concert. Le col est un peu trop serré, il sera donc coupé, vous aurez des jolies photos, promis.





See you later aligator.

samedi, juillet 21, 2012

Hey, Cruel World.


Arriver chez moi et supprimer plus de 100 photos, tout en regrettant de ne pas m'être entrainée plus tôt à en prendre pendant un concert, et à m'acheter un autre objectif, avec un meilleur zoom. Malgré ça, certaines sont potables, alors je suis plutôt contente.

Jeudi 19 Juillet, c'était Carcassonne, pour voir MM. Faut dire que je rêvais de le voir depuis que je suis assez petite, mais je ne crois pas que j'avais d’espérances particulières, en bonne pessimiste, je m'attendais à ce qu'il soit trop vieux pour m'en mettre plein les yeux, but still, c'était lui, et il fallait que j'y aille, coute que coute, ne reculant pas devant les presque 50euros de la place, j'aurais peut être même pris le carré d'or si j'avais su. Se ruiner pour Manson, ça vaut la peine. 
Alors après maint problèmes techniques, je suis partie avec un ami rejoindre à la Cité cette chère Incensis qui attendait là depuis quelques temps déjà, heureusement je dois dire, parce que du coup on était vraiment pas trop mal placés. J'ai été surprise de voir que le théâtre était entièrement fait de places assises (il fallait s'en douter), moi qui m'attendait à un concert assez brutal, même si tout le monde était debout, le fait est que ça n'a pas trop bougé, aucun regret d'avoir pris mon appareil photo donc.

La première partie était un groupe appelé ESO, assez sympa, avec des musiciens qui prennent plaisir à s'éclater sur la scène, et un chanteur vraiment pas mal du tout. Si ça vous intéresse, ou pour ceux qui étaient là et chercheraient à réécouter, tapez "Eso band" sur notre ami Google et vous trouverez le site officiel.
Puis après une activation de nos amis roodies, un voile noir sur la scène, et des cris aux vues des ombres, Manson.

Un concert génial, mais il faut le dire avec ses petites failles. Manson, malgré son charmant bidou (beer, baaaaad) est toujours au top et nous a régalé avec un super show. De mObscene où il lançait des tissus sortis de son froc, au jeté de bible du haut de son pupitre à Antechrist Superstar, en passant par les flocons de neige de Coma white/black (pour voir ça, cliquez donc ici), son joli masque à trois faces pour Sweet Dreams, et mon dieu j'en passe et des meilleures, mon MM, ayant prit quelques rides, ne baisse pas du tout dans mon estime, bien au contraire.
Néanmoins, j'ai trouvé très dommage l’absence de solos, moi qui n'aime pas spécialement ça d'habitude, pendant Sweet Dreams, je m'attendais vraiment à entendre ce solo que j'adore, donc petite déception. Le batteur était tout le long du concert dans l'ombre et la fumée, "il a pas qu'à être batteur", vous allez dire, mais il méritait quand même bien qu'on le voit un peu, ils n'étaient que 3 musiciens, il y avait de la place pour tout le monde, même si c'est Manson qui avec son charisme inhumain attire tous les regards.
Pour finir, un concert de 75min, vraiment trop court, et un départ beaucoup trop rapide des musiciens suite à un beau lancé de pied de micro sur la batterie (pas besoin de préciser par qui) après un tout petit rappel m'ont tout de même laissé sur ma faim, fin ?

Je retournerais avec plaisir voir Manson si il repasse pas loin d'ici, peut être un peu plus près cette fois, histoire de me recevoir des postillons et des bibles dans la mouille. A bientôt j'espère.

Pour mes photos, elles sont au fond de l'Oeil de Medusa. 

lundi, mai 28, 2012

You leaving Tournefeuille, come back soon.


Après Eths, c'était Gojira & Slayer.
Dans ma petite ville, y a pas vraiment de bons groupes, il faut se le dire. Ce qui fait que pour aller voir un groupe sympa, faut se déplacer, genre beaucoup. Mais bon, au bout d'un moment, quand on adore les concerts comme moi, y en a ras le cul de voir que des concerts moisis, alors on prend quelques potes, la bagnole, on fait des crêpes, une petite playlist et bonjour Tournefeuille.
Moi qui n'était pas une fan de Gojira, j'ai beaucoup aimé les voir. J'hésite même carrément à écouter des musiques d'eux, parce que je sais que ça ne vaudra absolument pas ce dont ils sont capables sur scène. Des deux c'est le groupe que j'ai préféré, contre toute attente.
Slayer, il fallait s'en douter, sont quand même de vieux cocos maintenant (on peut pas être une star des 80's et continuer à poutrer sa race en live en 2012, soyons honnêtes). Ca fait quand même toujours son effet, ce sont des bons puisqu'après le souffle que je me suis pris dans la tronche étant devant la baffle je peux affirmer qu'ils pratiquent le "LOUDER MOTHAFUKA", mais bon, on se demande quand même si leurs musiques durent 15min chacune ou si ils ont décidé de tout enchaîner (je vous laisse déduire ça vous même).
Etre devant la scène, ça change, ça m'a permit d'avoir un autre point de vue, mais comme de bien entendu, je n'ai rien à vous ramener de cette excurtion, médiators et baguettes se sont perdues bien trop loin dans la foule (ou dans la main du vieux gros à côté de moi, AHEM.), mais vous pouvez toujours renifler mes fringues.

A bientôt c'était génial non ?

samedi, mars 10, 2012

Si c'est pas devant c'est en plein dans la fosse.

Tu le sens ? Tu sens la chaleur autour de nous, la transpiration de la foule qui vient se mêler à la notre ? Est ce que tu peux encore sentir les coups qu'on nous porte, je ne sens rien, ils meurent sur moi comme dans du coton, parce que je sais déjà que le verre m'enivre. Est ce qu'à toi aussi la caisse claire fait vibrer le ventre, est ce que tu sens aussi les battements de cœur de la basse dans ta poitrine ?
Je vois nos corps bouger malgré nous, pas maîtres, fondus dans la masse, orgie de cheveux, de mains et de cris. Toujours plus fort, toujours plus de bruit, plus on nous en donne, plus on en demande, quand on la regarde et que son hurlement, son cri sorti du bas du ventre vient tout balayer, on chante aussi, on crie, « tours à tours ils s'égarent, on se lâche ».


Détruis moi, Infini, Cruxifère, Bulimiarexia, Méléna. Il en manquait quelques unes mais les essentielles étaient là. Merci les gars, à bientôt.