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dimanche, août 24, 2014

Love is not enough

Hier soir je suis tombée sur un article de Mark Manson qui m'a beaucoup touché, et plutôt que de le partager ici en sachant que personne n'aurait le courage de le lire, j'ai décidé de le traduire avant de vous le partager (ça m'a pris une heure et quart, alors soyez sympa), parce qu'il était vraiment joli et intéressant, et rejoint beaucoup d'idées que j'ai également. (En gros faute de pondre des articles décents je reblogue ceux des autres...)



« En 1967, John Lennon a écrit une chanson appelée "All you need is love". Il a aussi battu ses deux femmes, abandonné un de ses enfants, abusé verbalement son manager juif et gay avec des propos homophobes et antisémites, et s'est un jour fait filmer par une équipe de caméramans étendu nu sur son lit pendant un jour entier.

35 ans plus tard, Trent Reznor du groupe Nine Inch Nails a écrit une chanson appelée "Love is not enough." Reznor, malgré qu'il soit célèbre pour ses performances choquantes sur scène et ses vidéos grotesque et dérangeantes, s'est toujours abstenu de consommer toute drogue et alchool, a épousé une femme, a eu deux enfants avec elle et a annulé des tournées et albums entiers pour pouvoir rester chez lui et être un bon mari et un bon père.

Un de ces deux hommes avait une compréhension claire et réaliste de l'amour. L'autre ne l'avait pas. Un de ces hommes idéalisait l'amour comme une solution à tous ses problèmes. L'autre pas. Un de ces hommes était probablement un trou du cul narcissique. L'autre pas.

Dans notre culture, beaucoup idéalisent l'amour. On le voit comme un grand remède à tous les problèmes de notre vie. Nos films et nos histoires, notre Histoire le célèbre comme le but final d'une vie, la solution finale à notre peine et nos luttes. Et parce que nous idéalisons l'amour, nous le surestimons. Et le résultat, c'est que nos relations en payent le prix.

Quand on croit que "tout ce dont on a besoin c'est l'amour" (all you need is love), alors, comme Lennon, on est plus enclin à ignorer les valeurs fondamentales comme le respect, l'humilité et l'engagement envers les personnes auxquelles on tient. Après tout, si l'amour résout tout, alors pourquoi s'emmerder avec tous les autres trucs - tous les trucs difficiles ?

Mais, si comme Reznor, on croit que "l'amour c'est pas assez" (love is not enough), alors on comprend qu'une relation saine demande plus que de l'émotion pure ou des grandes passions. On comprend qu'il y a des choses plus importantes dans nos vies et nos relation que de simplement être amoureux. Et le succès de nos relations reposent sur les charnières que sont ces plus profondes et importantes valeurs.




TROIS DURES VÉRITÉS A PROPOS DE L'AMOUR

Le problème avec l'idéalisation de l'amour, c'est qu'on développe des attentes irréaliste sur ce que l'amour est vraiment et ce qu'il peut nous faire. Ces attentes irréalistes sabotent par la suite les relations qui nous sont le plus chères en premier lieu.
Permettez moi d'illustrer :

1. L'amour n'égale pas la compatibilité.
Juste parce que vous tombez amoureux de quelqu'un ne veut pas nécessairement dire qu'il est un bon partenaire pour vous sur le long terme. L'amour est un processus émotionnel ; la compatibilité est un processus logique. Et les deux ne se mélangent pas très bien.

Il est possible de tomber amoureux de quelqu'un qui ne nous traite pas bien, qui nous fait sentir terriblement mal envers nous même, qui n'a pas le même respect pour nous que nous avons pour lui, ou qui a une vie tellement dysfonctionnelle qu'il menace de nous entrainer vers le bas avec lui.

Il est possible de tomber amoureux de quelqu'un qui a des ambitions différentes, ou un but dans la vie contradictoire avec le notre, qui a des croyances philosophiques ou une vision du monde qui contre notre propre sens de la réalité.

Il est possible de tomber amoureux de quelqu'un qui est mauvais pour nous et pour notre bonheur.
Ça semble peut être paradoxal, mais c'est vrai.

Quand je pense à toutes les relations désastreuses que j'ai vu ou que les gens m'ont envoyé, beaucoup (ou la plupart) d'entre eux étaient entrés dans les bases de l'émotion - ils sentaient cette "étincelle" alors ils plongeaient juste la tête la première, en oubliant qu'il était un bébé catholique et alcoolique et qu'elle était une giclée d'acide bisexuelle et nécrophile. Ça semblait juste bien.
Et six mois plus tard, quand elle balance toutes ses affaires sur la pelouse et qu'il prie Jésus douze fois par jour pour son salut, ils regardent autour d'eux avec surprise en se demandant "Putain, qu'est ce que j'ai merdé ?"
La vérité c'est que ça a merdé avant même d'avoir commencé.

 Quand on sors et qu'on cherche un partenaire, on doit non pas seulement utiliser notre cœur, mais notre cerveau. Oui, vous voulez trouver quelqu'un qui fait flotter votre cœur et fait sentir vos pets comme des sucettes à la cerise. Mais vous avez aussi besoin d'évaluer les valeurs de cette personne, comment elle se traite elle même, comment elle traite ses proches, ses ambitions et sa vision du monde en général. Parce que si vous tombez amoureux de quelqu'un avec qui vous êtes incompatibles... Eh bien, comme le prof de ski de South Park le dit : Vous allez passer un sale moment.


2. L'amour ne résout pas les problèmes dans votre relation. 
Ma première copine et moi, on était follement amoureux l'un de l'autre. On vivait aussi dans des villes différentes, n'ayant pas d'argent pour se voir et des familles nous détestant l'un et l'autre, et nous traversions chaque semaine des tas de dramas et disputes qui n'avaient aucun sens.
Et chaque fois qu'on s'embrouillait, on revenait l'un vers l'autre le jour d'après pour se réconcilier et se rappeler qu'on était fous l'un de l'autre et que rien de ces petites choses n'avaient d'importance parce qu' "omg on est teeeeelllement amoureux et on trouvera un moyen de faire fonctionner tout ça et tout ira bien, il faut juste attendre et tu verras".

Notre amour nous faisait nous sentir comme si nous surmontions tous nos problèmes, alors qu'en réalité rien n'avait changé.
Comme vous pouvez l'imaginer, aucun de nos problèmes n'ont été résolus. Les disputes se répétaient. Les arguments devenaient pires. Notre incapacité à nous voir nous pendait au cou comme un albatros. Nous étions tout les deux tellement égocentriques que nous ne pouvions même pas communiquer de manière efficace. Des heures à parler au téléphone sans que rien ne soit dit. Quand je regarde en arrière, il n'y avait aucun espoir que ça dure. Et pourtant on a fait tenir ça pendant trois putains d'années !

Après tout, l'amour peut tout conquérir, pas vrai ?

Sans surprise, cette relation s'est consumée dans les flammes et s'est crashée comme un avion aspergé d'essence.
La rupture a été moche. Et la grande leçon que j'en ai tiré c'est celle ci : quand l'amour te fait sentir mieux a propos de tes problèmes de couple, ça n'en résout en fait aucun.
Les montagnes russes d'émotions peuvent nous intoxiquer, chaque sentiment plus puissant et plus important, plus vrai que le précédent. Mais a moins qu'il y ai une fondation stable sous vos pieds, ces émotions grandissantes viendront probablement tout balayer.

3. L'amour ne vaut pas toujours la peine de se sacrifier.
Une des définitions caractéristiques d'aimer quelqu'un est que vous êtes capable de sortir de vous même et de vos besoins pour prendre soin de l'autre personne et de ses besoins également.
Mais la question qui ne se pose pas assez souvent c'est : qu'est ce que vous sacrifiez exactement, et est ce que ça vaut la peine ?

Dans les relations amoureuses, c'est normal que les deux partenaires sacrifient parfois leurs propres désirs et besoins, et leur temps pour l'autre. Je dirais même que c'est normal et sain et une grande partie de ce qui rend une relation aussi géniale.
Mais quand on en vient à sacrifier son respect de soi même, sa dignité, son corps, ses ambitions et buts dans la vie, juste pour être avec quelqu'un, alors cet amour devient problématique.
Une relation amoureuse est supposée être un supplément à notre identité individuelle, pas l'endommager ou la remplacer.
Si on se trouve dans des situations où on tolère des attitudes irrespectueuses et abusives, alors c'est exactement ce qu'on fait : on permet à notre amour de nous consumer et de nous dénier, et si on ne fait pas attention il nous laissera comme le coquillage vide de la personne qu'on était autrefois.



[...]

Rappelez vous :  la seule façon pour vous de profiter pleinement l'amour dans votre vie est de choisir de faire quelque chose plus important dans votre vie que de simplement aimer.

Vous pouvez tomber amoureux d'une grande variété de gens durant la course de votre vie. Vous pouvez tomber amoureux de gens qui sont bons pour vous, et de gens qui sont mauvais pour vous. Vous pouvez tomber amoureux de façon saine ou malsaine. Vous pouvez tomber amoureux quand vous êtes vieux ou quand vous êtes jeune. L'amour n'est pas unique. L'amour n'est pas spécial. L'amour n'est pas rare.

Mais votre self-respect l'est. Comme votre dignité. Comme votre capacité à faire confiance. Il peut y avoir beaucoup d'amour dans votre vie, mais quand vous avez perdu le respect que vous avez pour vous même, votre dignité et votre capacité à faire confiance, c'est très dur de les récupérer.

[...]

Parce que vous avez besoin de plus dans la vie que l'amour. L'amour c'est génial. C'est nécessaire. C'est beau. Mais ce n'est pas assez. »

Mark Manson




samedi, février 16, 2013

IHU


A un moment on pense à nos premières fois, c'est bien, on est nostalgiques, on a le sourire. Puis il arrive un moment où on ne pense plus qu'aux dernières fois, et ça devient un peu douloureux. Ca frappe tout d'un coup en tombant sur des papiers dans les poches, en vidant les sacs, en entendant un mot, voyant quelque chose, on se dit "c'était la dernière fois", et notre visage change. Ce n'est parfois pas perceptible pour les autres, mais quand même, on le sens, on essaie de sortir un autre masque, pour oublier ce petit clown triste qui nous hante la face.

Parfois c'est compliqué de détester autant, je voudrais avoir un peu plus d'amour, un peu moins de rancœur, avoir un peu moins mal, subir un peu moins de torture mentale, vomir un peu moins sur tout. Oui, c'est compliqué.


lundi, février 04, 2013

Néant


Vous avez remarqué ? On peut pas imaginer le vide. J'aimerais bien des fois fermer les yeux et ne rien voir du tout, juste du noir, du vide, rien, pas de lumière, pas de tache blanche, pas d'objet, personne, juste du vide.
Fermez les yeux et concentrez vous, vous verrez, on peut pas. Est ce que c'est notre cerveau qui nous protège du néant ? Parce que les astronautes deviennent fous quand ils sont dans le noir de l'espace, on deviendrait fous nous aussi si on arrivait à imaginer le vide total ? On entend toujours "fais le vide dans ton esprit", mais on peut pas faire le vide dans un esprit, faire le vide ce serait créer du néant, et on ne peut pas vraiment créer le néant. Même si j'aimerais, oui, j'aimerais vraiment pouvoir créer le néant dans ma tête et tout oublier pendant un moment, c'est encore une chose que l'esprit nous refuse. Qu'est ce qu'on doit faire pour avoir un peu la paix ?
Ils disent que quand on meurt y a le néant. Je me demande bien ce qu'ils savent du néant.

mardi, juin 26, 2012

Innocence.

Je ne pense pas que la vie soit juste. Je ne pense pas que l'on ai ce qu'on mérite. Est ce qu'avoir fait du mal à une période de sa vie justifie vraiment qu'on nous fasse autant de mal en compensation ?
Les gens veulent changer mais finissent par perdre espoir parce que finalement rien ne change pour eux. Après tout on perd bien notre temps, à vouloir être meilleurs pour qu'il nous arrive de meilleures choses. Tout ce qu'il reste c'est une aura blanche dans un monde noir de suie et de fumée, vous avez espoir de trouver une petite plante verte sous les cendres mais vous savez au fond de vous que plus rien de bon ne pourra vous arriver, qu'ici plus rien ne pousse.
C'est ça notre monde aujourd'hui. Plus rien de bon ne peux nous arriver. Je ne sais pas si je suis triste, je ne sais pas si ça me fais quelque chose. On n'aura rien, on ne mérite rien, personne, peu importe à quel point on travaille dur, jamais rien n'arrive. On compte sur quelque chose qui n'existe pas, on compte sur un retour imaginaire aux efforts et aux bonnes actions qu'on fournit. On se dit que si on est meilleur on aura le droit d'être heureux. Tout ça n'existe pas. Il n'y a rien. Il n'y a jamais rien eu. Que des injustices entre les hommes, et rien pour équilibrer la balance. Rien que nous n'avons inventé de toute pièce pour nous rassurer et nous dire qu'un jour nous aussi on y aura droit, appelez ça comme vous voulez, destin, volonté, karma, que des conneries. Nous sommes tous condamnés à regarder les autres s'en sortir. On aura jamais ce qu'on veut, ce qu'on demande. On aura jamais ce qu'on a mérité. Y a juste des gens qui sont pas nés au bon moment au bon endroit, et d'autre si. Je ne pense pas qu'il y ai de justice, tout est aléatoire, et on dit après ça que tirer au sort, c'est ce qu'il y a de plus juste à faire. Non. Ce qui serait juste c'est d'avoir ce qu'on mérite.


Tout le monde est heureux les lapins c'est gentil les fleurs ça sent bon ya du soleil et des nanas on ira tous au paradis le monde est plein d'amour y a d'la joie.

mardi, mai 15, 2012

Ce n'était pas la mort, puisque j'étais debout, et que tout les morts sont couchés.


 
Vous voyez, je me rend compte que la vie défile, et on oublie. On oublie trop vite les choses, les gens. On oublie trop de choses, des choses dont on aimerait se rappeler, et si on ne note pas tout, on oublie, je trouve ça dommage...
Alors moi j'écris mon journal, et de temps en temps, je relis les vieux tomes. Et je me rappelle des trucs, c'est pas toujours beau à voir, on a parfois envie de sauter des pages, parce que regarder ses erreurs sur le papier, surtout quand c'est mal écrit, ça fait jamais du bien.
Moi je veux pouvoir me rappeler. Je veux me rappeler le rêve que j'ai fais y a une semaine, et la paire de chaussettes que j'ai mis hier. Je voudrais pouvoir ne jamais oublier ce genre de choses, mémoire eidétique, qu'ils appellent ça. On vit tellement de choses qu'on les oublies, même les essentielles, et pourtant une vie c'est rien du tout, une vie ça passe bien vite, et on est bien trop cons pour utiliser tout notre cerveau, peut être un jour, si tout le monde est pas crevé.
Je voudrais pouvoir tout garder en mémoire, n'oublier personne, pas un seul détail, même les plus mauvaises choses, celles auxquelles on n'aime pas penser, celles la non plus je veux pas les oublier, elles font partie de nous (ça fait vraiment déjà vu toute ces conneries).
Peut être que quand on meurt on se souvient de tout ça ? J'ai envie d'y croire, mais mourir c'est quoi ? On fond on sait pas, trop de possibilités. On se dit que c'est pareil pour tout le monde, moi je dis pourquoi pas une mort adaptée à chaque personne ? Puis y a cette théorie de l'éternel recommencement, que peut être que c'est pas la première fois qu'on vit, peut être qu'on est pas vraiment nous, peut être même que rien n'existe, peut être qu'on est dans la matrice. Paradis, enfer, ou juste une gentille petite ville dans les nuages ou tout le monde est heureux et pardonné ? (je vomis). Est ce qu'on est seul ? Juste un trou noir ? Un tunnel lumineux ? On en voit des tas dans les films, ça a l'air bien en général. C'est comme tout à l'heure, moi je regardais la fin de Medium, dedans les gens ont toujours l'aspect qu'ils avaient quand ils sont mort, et pourtant la nana, à la fin, elle redevient « jeune ». Puis est ce qu'on va quelque part au fond ? Si jamais on trouve pas le chemin ? Ca peut arriver quand on est pas doués. Ptetre qu'on peut tout voir, comme dans Desperate Housewives (oui parce que je regardais la fin aujourd'hui aussi, décidément), j'aimerais pas mal être omnisciente, j'avoue que d'un point de vue totalement nombriliste, j'aimerais également beaucoup voir mon propre enterrement. Je crois qu'encore une fois, je ferais un truc pas commun et très cool, un truc que les gens n'oublient jamais, histoire de jamais être oubliée, comme les romains qui se faisaient enterrés au bord des routes et gravaient sur leurs stèles « Toi qui passe, dis mon nom » pour ne pas être voués à l'oubli, et au néant. Ouais, je pense que j'aimerais faire ça, et aussi voir qui sera là et pourquoi.

« Fuck la terre, si je meurs voici mon testament : déposez des cendres dans la bouche de tous nos opposants. Virez à coup d'front kick les faux qui viennent se recueillir, j'veux des fleurs et des gosses, que ma mort serve leur avenir. Peut être comprendront-ils le sens du sacrifice, la différence entre les valeurs et puis l'artifice.
Je sais qui pleurera et pourquoi, vous êtes les bienvenus, y aura pas de parvenus, juste des gens de la rue. »


mardi, mars 20, 2012

L'amour est un tyran qui n'épargne personne.



Il y a les choses qu'on fait, les choses qu'on voudrait faire, celles qu'on a envie de faire et qu'on ne fait pas, celles qu'on fait alors qu'on aurait pas du, celles qu'on ne devrait peut être pas faire, les choses qu'on aimerait avoir fait, les choses qu'on aimerait voir arriver, et les choses dont on sait pertinemment qu'elles n'arriveront jamais.

Partir, crier, pleurer, avoir froid, avoir peur, dire pardon, se rappeler, et se murmurer des je t'aime entre les lèvres jusqu'à ce qu'ils ne veuillent plus rien dire.

dimanche, novembre 13, 2011

In a world full of assholes.

Je suis toujours surprise d'à quel point les gens peuvent être hypocrites avec les autres et avec eux même.
Nous avons une capacité folle à dire ce qui nous emmerde à tout le monde autour de nous, sans jamais s'adresser à l’intéressé. Voila encore une chose exaspérante que je devrais m'empêcher de faire quand je sens que c'est le cas.

Il y a des gens ici qui ont des choses à me prouver, ou plutôt à se prouver par mon biais.

Je suis dans un monde rempli de trous du culs. Je devrais m'y faire mais je n'y arrive pas, j'oublie. C'est comme la douleur, on oublie trop vite à quel point on a eu mal, et du coup on se dit que c'est pas grave si ça recommence. Dans un sens je me dis heureusement, si non on ne croirait plus en rien, et on n'aurait ni courage ni persévérance. Je pense qu'on serait tous un peu fous si on arrivait à bien se rappeler de tout le mal qu'on a ressent à chaque fois que ça cogne.


Julia Fullerton-Batten 


Les choses ne sont pas faites pour durer.
Les fleurs fleurissent, puis fanent, les saisons viennent et puis s'en vont, l'eau chaude redevient froide, les étoiles meurent, le jour se lève puis ce couche, le vent souffle et s'arrête, la vague vient te lécher les pieds et repars, la mode change, la politique change. Les oiseaux migrent, les philosophes disparaissent, la médecine évolue, la wii remplace la game boy color et les limousines les diligences. Le serpent mue, les manouches voyagent sans cesse, l'herbe sèche. Les gens vont et viennent, l'amour ne dure pas, le bonheur est éphémère, la douleur, parfois, cesse. L'encre s'efface et les couleurs ternissent. Le chewing gum perd son goût et le mal de tête s'en va.
Non, les choses ne sont vraiment pas faites pour durer.

"Rien n'est définitif, sauf la mort. Et encore je pense que Dieu doit négocier."

mardi, octobre 18, 2011

« Quand une fille écarte les jambes, ce ne sont que des secrets qui s'envolent comme des papillons » - Mauvais sang.



       Un soir, alors que j'étais tranquille entrain de jouer à Oblivion, je me suis rendu compte que les hommes se posaient énormément de questions sur la masturbation féminine, et après brève réflexion, j'ai compris pourquoi : c'est un sujet totalement tabou. On entend toujours les mecs dire qu'ils vont se branler un coup, mais rares sont les nanas qui disent qu'elles se masturbent.
       Alors, j'ai commencé à sérieusement me pencher sur la question. J'ai demandé à mes amies si elles avaient remarqué ce fait, et si elles avaient une idée de pourquoi personne n'osait en parler. J'ai demandé à des filles lors d'une soirée, si elles se masturbaient, et j'ai eu droit à une foule de regards méprisants et de "non, quelle horreur, je ne me suis jamais masturbée !". Honnêtement, je ne vois pas ce qu'il y a d'horrifiant ou de sale là dedans, les mêmes filles n'iraient sûrement pas me dire que c'est crado de se queuter.

       Par un heureux hasard, c'est Virginie Despentes qui a répondu à mes questions (et qui mieux qu'elle pouvait le faire ?), j'ai donc dévoré son King Kong Théorie de long en large, j'ai lu, relu, noté des citations, eu des réflexions et fait des comparaisons : et alors tout est devenu limpide.
       J'aurais bien envie de vous détailler tout le bouquin, parce qu'une chose en entraînant une autre, on se retrouve vite à parler de porno, de viols et de putes. Mais je vais essayer de rester dans mon sujet.

       « La masturbation féminine, il suffit d'en parler autour de soi : "ça ne m'intéresse pas toute seule", "je le fais seulement quand je suis sans mon mec pendant longtemps", "je préfère qu'on s'occupe de moi", "je ne le fais pas, je n'aime pas ça". Je ne sais pas ce qu'elles font de leur temps libre, toutes, mais en totu cas, si elles ne se masturbent pas, on comprend bien qu'elles ne risquent pas de se sentir concernées par des films porno, qui ne sont pas à vocation variables. Un film de cul, c'est fait pour se branler. [] Cette indifférence à la masturbation me trouble quand même un peu : à quel moment les femmes se connectent elles avec leurs propres fantasmes, si elles ne se touchent pas quand elles sont seules ? »

       Je pense que mes « copines » m'ont menti lors de la soirée. Et si elles ne l'ont pas fait, je me demande sincèrement comment elles peuvent continuer de se lever tout les jours sans rien savoir d'elles mêmes. Je ne vois pas bien comment on peut ne pas avoir envie de se connaître, de savoir ce qui nous fait triper.
       Certaines nanas trouvent dégueulasse qu'un mec aille sur des sites porn, parce qu'elles n'y vont pas elles mêmes, ou peut être parce qu'elles ont peur de ne pas être à la hauteur de la hardeuse dans l'écran, ce qui équivaut à ne pas vouloir regarder Charmed ou Buffy parce qu'on a peur de ne pas avoir de super-pouvoirs et que ça nous rend trop has been, autant dire que c'est totalement stupide.
       Ne croyez pas que vos copains ne font pas leurs petite sélection et qu'ils regardent le truc le plus sordide qui passe, et là je ne peux m'empêcher de citer notre bon ami le Dr Freud :
« [] presque toujours, l'homme se sent limité dans son activité sexuelle par le respect pour la femme et ne développe sa pleine puissance que lorsqu'il est en présence d'un objet sexuel rabaissé, ce qui est aussi fondé, d'autre part, sur le fait qu'interviennent dans ses buts sexuels des composantes perverses qu'il ne se permet pas de satisfaire avec une femme qu'il respecte. »
       Mesdames, arrêtez un peu de vous indigner, et estimez vous heureuses que votre mâle calme sa bestialité sur un bon porn, parce que si le fait qu'il le fasse vous offusque, je doute que vous préfériez qu'il vous fasse à vous ce qu'on fait a l'actrice derrière la caméra. Fin de la digression.

       Je ne pense pas que vous soyez dégoûtées de ce que vous pouvez voir sur ces sites. Je pense que vous avez juste peur de voir ce qui pourrait vous plaire. Vous vous empêchez, par le refus de la masturbation, le refus du porno, de savoir ce qui vous excite, de connaître ce qui vous fait fantasmer. Vous flippez de vous dire que vous mouillez sur un truc pas conventionel, et si on considère que la majorité fait le conventionel, dites vous que la majorité des femmes sont dans votre cas. On nous impose une normalité, et si on n'y colle pas, on se dit qu'il y a forcément quelque chose qui cloche, et c'est ça qui fait réellement peur. « Nous sommes formatées pour éviter le contact avec notre propre sauvagerie », une femme n'est pas sensée se prostituer, ni penser au sexe, elle doit s'occuper des gosses et des nouveautés dans Vogue, faire l'étoile sous son mari quand l'occasion s'y prete, pour qu'il se plaigne ensuite qu'elle n'est pas assez coquine.
       Parce que parler de cul c'est viril, et que nous sommes conditionnées à devoir être belles et silencieuses, et que notre but c'est de satisfaire notre homme : acceptez que comme eux nous avons des désirs et qu'il n'est pas sain de les refouler, les ignorer, de ne pas vouloir les comprendre, les exploiter.
       Comment espérer qu'un homme vous amène à l'orgasme si vous n'êtes pas foutues vous même de savoir comment l'atteindre ? Parce que je vous assure, les mecs, ils ont aucune idée de comment ça marche la masturbation (et donc le plaisir) de la femme. Pour certains c'est même un mythe, et vous seriez étonnées de toutes les questions qu'ils se posent sur le sujet, parce qu'ils se disent bien que les actrices qui se masturbent dans les films de cul, elles font ce qu'on leur dit de faire, et pas ce qui leur plaisent.

       Alors, comme dit V.D, ce que vous faites avec vos minous, ça me regarde pas. Mais je pense qu'il faut arrêter de rendre ce sujet tabou, arrêter de penser que le porn c'est mal, dégueulasse et qu'il faut pas regarder parce qu'une Lady ne se touche pas. Il faut arrêter d'avoir honte de dire qu'on se masturbe. Je me masturbe : ça ne fais chier personne. Et si ça pose un problème à l'une d'entre vous, c'est que vous devriez peut être vous y mettre. 


« Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bête » 

samedi, août 13, 2011

«Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie.»


Ta vie n'est qu'une course. Tu la passe à rattraper ce qui t'échappes, ce qui est allé trop vite pour toi, ce que t'as oublié de faire.
C'est la course au bac, la couse au permis, la course aux études, la course au travail, à l'appartement. La course à l'amour, aux derniers meubles IKEA, le dernier sac Guess. La course au meilleur employé, à qui de tes copines aura son gosse en premier. La course à l'article le mieux soldé, le poulet fermier le moins cher au supermarché.
T'essaie de rattraper tes devoirs, comblant les lacunes, tu rattrapes ton bac raté, tes études ratées, ton boulot de merde. Tu rattrapes tes fins de mois, ton fils qui s'en va. Tu rattrapes ton mari qui part parce qu'il court après autre chose, lui aussi. 
Tu retrouves un ami, un vieil ami, tu rattrapes le temps perdu, tu cours à l’hôtel, puis à l'autel, et tu pries pour être enfin arrivée au bout, pour avoir fini de courir après ton existence, pour avoir rattrapé ta vie.