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mardi, juillet 08, 2014

I like storms. They let me know that even the sky, screams sometimes.

When it rains like that, 
I sometimes think about 
that day you came to talk 
and the water stopped me to go home. 

We took it like a sign, 
and you laughed. 

I wish I had go home anyway, 
and never see your face again, 
so you'd be the one who cried like those clouds. 



mardi, septembre 18, 2012

Smells like winter.

Les journées s'écourtent, 
le vent souffle dehors et les volets sont ouverts, 
je peux y poser la main et sentir le froid. 
Lèvres sur bord de tasse,
La fumée réchauffe mon visage.
Je me cache dans le noir
Et je scelle les paupières.

C'est la nuit.
C'est le matin. 

J'ai ouvert les yeux et le ciel était gris, 
Alors mon âme aussi, informe et sans couleurs. 
Je me suis tourné vers toi, 
Je sais que c'est brillant et chaud,
Mais tu étais déjà loin, 
Et la neige n'a rien blanchit, 
Et la pluie n'a rien lavé.

Antigone.

dimanche, septembre 09, 2012

La triste histoire de Pandora Jones

"Pleurer c'est comme pisser son chagrin par terre." S.King.


Prologue.


Pandora regardait la pluie tomber par la fenêtre de la salle de bain. Les gouttes faisaient la course sur la vitre et les larmes sur ses joues. Elle avait laissé son téléphone dans la chambre, elle n'en pouvait plus de l'entendre, de lire toute ces choses, elle avait besoin de réfléchir à une chose qui était sans doute déjà toute réfléchie. Soit elle filait droit, soit elle s'écartait du chemin qu'elle avait contribué à tracer. Il était chose difficile, à cette heure tardive, et elle attendait que la maison se vide de bruit pour pouvoir s'échapper, courir, sachant qu'elle n'irait pas loin sur ses jambes toute frêles, dans l'air glacé du soir. Elle se voyait déjà se mettre dans un coin pour pleurer tranquillement, loin de tout. Elle n'était pas chez elle ici, elle ne l'avait jamais été et ne le serait jamais. Les gens de cette maison ne la regardait pas, c'était une fille tranquille et solitaire qu'on avait réussit à mettre sur des rails fait sur mesure qu'elle était censé suivre pour laisser la paix aux autres, une fois la petite Pandore sur le chemin de sa vie, on lui avait donné assez de libertés pour qu'elle se croit indépendante, et elle savait qu'en sortant des sentiers battus, tout ce qu'elle avait acquis disparaîtrait.
Elle venait de réaliser quelque chose de très important, quelque chose qui allait peut être changer toute sa vie. Elle venait de comprendre pourquoi les gens veulent mourir, elle avait eu la même idée que celle qui avait traversé celle de son paternel avant qu'il ne finisse au bout de la corde. Derrière les soudaines envies macabres de la petite Juliette se cachait sûrement la même incertitude que celle qui habitait son père lorsqu'il s'était vu obligé de faire le choix le plus difficile que l'on puisse s'imposer, vivre ou décider de mourir. C'est cet instant de faiblesse qui lui fit comprendre ce qu'elle avait mit 14ans à tenter de s'expliquer.
Entre trois messages, Pandora songea au suicide, et cette idée lui parut douce.


jeudi, juin 07, 2012

Quelque chose manque.


Où vont toutes les lettres qu'on n'envoie pas ?
Où vont tous les mots qu'on ne couche jamais sur le papier, qu'on n'ose dire même dans un souffle ?
Où vont toutes les bouteilles jetées à la mer ?
Où vont les mots écrits à la buée ? 
Où va tout le courrier perdu qu'on ne nous retourne jamais ?
Où vont les mots que l'on déchire pour que personne ne les trouvent ? 

Où vont les gens qui airent sans but ?
Où vont les animaux que l'on abandonne ?
Où vont les choses que l'on jette ?
Où vont les sentiments que l'on a plus ?
Où va l'enfant que l'on était ?

Où vont les promesses qu'on fait sans pouvoir tenir ?
Où vont les regards n'étant jamais vus ?
Où vont les choses que l'on perd ?
Où vont toutes les choses que l'on oublie ? 

Où vont les cris qu'on étouffe dans les oreillers ?
Où va la peur quand on rallume la lumière ?
Où vont les maux que l'on tais ? 
Où vont toutes les larmes qu'on ne verse pas ? 



mardi, mars 06, 2012

Je ne vois d'autres façons que de t'appeler "Pauvre Oedipe".

Antigone aidant Oedipe - C. Jalabert


 « Où suis-je ? Quelle nuit couvre d'un voile affreux la clarté qui nous luit ? Ces murs sont teints de sang ; je vois les Euménides, secouer les flambeaux vengeurs des parricides ; le tonnerre en éclats semble fondre sur moi ; l'enfer s'ouvre... Ô Laïos, ô mon père, est-ce toi ? Je vois, je reconnais la blessure mortelle que te fis dans le flanc cette main criminelle, punis moi, venge toi d'un monstre détesté, d'un monstre qui souilla les flancs qui l'ont porté. Approche, entraîne moi dans les demeures sombres ; j'irais de mon supplice épouvanter les ombres. Viens, je te suis. »

lundi, janvier 09, 2012

L'amour fait souffrir.


Tu fileras le parfait amour, et ça durera longtemps, parce que les amitiés amoureuses, il n'y a que celles la qui sont faites pour durer, et que ce sont celles qui dureront.
Tu seras amoureux comme jamais, tu oublieras toutes celles qui étaient là avant elle, celle que tu avais aimé de toute ton âme, tu donneras tout, comme tu l'avais déjà fait une fois, tu iras au bout du monde et bien plus loin.
Et puis un jour, comme c'est une pute, elle décidera qu'elle a trouvé mieux, ou qu'elle peut trouver mieux. Comme la première fois, tu t’effondreras et tu essaieras de la garder, mais tu sais bien qu'à ce moment là ce sera trop tard. Alors tu te diras que comme l'autre, c'est bien une pute, et qu'elle t'a trahis. Tu ne pardonneras jamais vraiment, prétendant que c'est le cas.
Des gens qui n'avaient rien dit viendront te répéter qu'ils t'avaient prévenu, qu'il fallait s'en douter, vu sa réputation. Et comme la première fois tu partiras en vrille.

Quand tout ça arrivera, mon vieil ami, je serais là, tu sais bien que je l'ai toujours été, même si c'est quelque chose que tu as tendance à oublier, parce que tu as grandi, et que moi maintenant, je suis juste un ombre bienveillante, toujours discrète, mais pas vraiment absente.

mercredi, août 03, 2011

"Les images changeantes se dessinaient au ciel, vagues et mobiles dans l’hallucination colorée de son oeil."



Je flotte dans l'espace, avec les étoiles tout, et y a un vieux à côté. Alors je sais pas si c'est moi vieux, ou heu... Parce que les rêves c'est toujours le bordel pour ça... Et le vieux m'fait « vous êtes prêt à voir le Graal ? » alors moi j'répond oui, alors on se dirige vers une grande boule, mais en fait c'est notre terre à nous, sauf qu'au lieu d'être bien plate, eh beh elle est... elle est en boule quoi. Bah, comme je disais les rêves c'est toujours le bordel.
On descend, on descend, on atterrit sur un sentier dans une foret, sur le territoire du seigneur Dagonet. Alors me demandez pas pourquoi, d'autant qu'il est même pas dans le rêve ce con la, mais, chpas comment vous dire je sais qu'on est chez Dagonet. Alors le vieux se retourne et il fait « J'espère que vous avez pas peur de la marche, parce que jvous préviens c'est pas la porte à côté. » moi jlui répond « jcomprend pas pourquoi est ce qu'on a pas atterrit directement plus près alors ? » et il me répond pas et il part devant. 
Jle suis, jle suis jle suis, puis au bout d'un moment jme dis, merde, c'est le chemin de Kaamelot ici... « Oh ! » que jlui fait au vieux, 
« c'est pas le chemin de kaamelot ça ?  
- Si pourquoi ? 
- Comment pourquoi ? Le Graal il est pas à Kaamelot quand même ? 
- si » y m'fait. Alors je m'arrête, « vous vous foutez de moi ? » il se retourne et y m'dit « vous voulez le voir le Graal ou vous voulez pas l'voir ? Bon alors bouclez la et suivez. » Et y repart. Bon, on arrive à Kaamelot, la baraque vide, pas un garde à l'entrée, pas un loufiat dans les couloirs, on passe devant la salle de la table ronde, pas de table ronde, la pièce vide, on continue on continue, et on arrive devant la porte de ma salle de bain : 
« voilà, ouvrez c'est là derrière
 – là derrière où ça ? Dans la salle de bain ?
 - Ouais, Dans la salle de bain. » alors jle regarde, j'essaie de voir si il est pas beurré ou quoi, puis il rentre, là y a la baignoire, vide, fin vide, y a de l'eau mais y a personne dedans, et du sang partout... partout, partout, partout... et il me fait 
« voilà, c'est le Graal. 
- quoi ? Quel Graal ? la salle de bain ? 
- non, pas la salle de bain la baignoire. 
- la baignoire c'est le Graal ? 
- ouais, c'est le récipient qui a reçu le sang du christ. » alors là dans le rêve jlui met une tarte au vieux. Mais la bonne tartine attention, avec la tête qui part de côté, cheveux de travers et tout. « Tu te payes ma gueule ? » que jlui fait. Puis là mon vieux, c'est lui qui revient qui se retourne et qui me fous une avoine, j'ai l'impression que le plafond me tombe sur la gueule, jme ressaisit, et il me dit 

« qu'est ce que c'est que quelqu'un qui souffre, et qui fait couler son sang par terre pour que tout le monde soit coupable ? Tout les suicidés sont le christ. Toutes les baignoires sont le Graal. »


Et vous savez qu'on s'est toujours demandé si y avait pas uns inscription gravée au fond du Graal ? Bah oui y en a une. « Allez voir » qu'il me fait, alors j'y vais, et au fond de la baignoire y a marqué: 

« vous m'avez bien cassé les couilles. »

lundi, juillet 18, 2011

De l'amour des Cadavres.




Marche macabre, aimable pestilence, parmi les corps perdus entre les tombes anonymes, il n'y a plus personne pour nous ici. Dans les stèles aux inscriptions transparentes, cachées entre les feuilles, que plus personne ne vient visiter. Là où les fleurs même rejoignent la terre tant elles ont lutées à fleurir vos morts, j'ai une pensée.

Pour nos âmes damnées airant pour quelque rédemption.
Pour tous les morts nés qui ont eu la chance de ne pas vivre.
Pour tous les vieux qui ont vu leurs enfants crever avant eux.
Pour les guerriers.
Pour tous les blasés qui ne savaient plus comment vivre.
Pour l'enfant de huit ans qui fleurit sa mère décédée.
Pour les solitaires et abandonnés, avec leurs tombes ternes où plus rien ne vit, où plus rien ne pousse.
Pour les trous creusés à même le sol pour ensevelir les miséreux.
Pour les barreaux rouillés des berceaux mortuaires des enfants morts.
Pour les vierges noires du temps et aux angelots aux visages craquelés.
Pour le chat qui sillonne vos tombes, gardien de vos sépultures. 

Non il n'y a plus rien pour nous ici mon amour. Dans les champs de croix chrétiennes dont la foi ne s'exerce que quand leur dieu leur a tout prit.  

"Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection, 
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !
Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés."