jeudi, août 04, 2016

All the roads leads to roam with the buffaloes

Beaucoup de choses se sont passées (comme toujours) depuis mon dernier article, j'ai donc plein de nouvelles et de critiques à faire !

Wassup?


Après plusieurs désagréments, beaucoup de paperasse mais surtout grâce à plein de beaux projets et d'idées foisonnantes, j'ai enfin MA compagnie médiévale. Je suis fière de pouvoir dire que je fais maintenant partie du bureau de la Compagnie du Furet d'Or, et pour la première fois d'être dans une asso où personne ne m'a initié, et où je n'ai pas à me sentir mal et devoir partir si un problème relationnel se créer avec la personne en question.
Nous sommes tous très motivés pour faire tourner cette asso le mieux possible, et être dans l'historicité autant que nos connaissances et nos moyens financiers nous le permettront. Je vais d'ailleurs très bientôt ouvrir un onglet "cuisine" sur le site internet, où je ferais part des informations que j'ai pu récolter sur les arts de la table et la gastronomie au Moyen Âge, mais également de recettes, photos et d'une bibliographie, qui sera régulièrement mise à jour. Je prend beaucoup de plaisir à m'investir, j'ai une nouvelle robe en attente de fabrication, je compte tenir ma cuisine à la perfection et profiter du fait que nous soyons peu nombreux pour tester de nouvelles recettes aux ingrédients plus onéreux (qu'il m'était impossible d'utiliser pour des repas de 20 personnes). J'ai envie d'investir, de me donner et de continuer à échanger durant les fêtes, qui sont très honnêtement ma bouffée d'oxygène et que je suis toujours très déçue de rater.



Au bout de presque 7 ans de loyaux services, j'ai enfin décidé d'abandonner Dexter. Dexter, c'est mon premier réflex. Je m'en souviendrais toujours, parce que j'ai économisé trois ans pour pouvoir me le payer, et que malgré mes régulières supplications, personne ne voulait me donner un petit billet pour accélérer le processus. Je l'ai eu, je l'ai aimé malgré ses petits défauts, il m'a suivi partout, il a prit pas mal de coups, et malgré tout je me rend compte maintenant qu'au bout de 7 ans je ne le connaissais pas vraiment, que le mode manuel ne me servait que pour la mise au point et que je n'ai qu'assez tardivement commencé à faire quelques bidouillages pour améliorer mes prises de vues.
Durant mon stage, où je me sers de mon appareil tous les jours en automatique pour photographier les spécimens, la mise au point automatique de Dexter a commencé à me lâcher. Oh, en soi ce n'est pas vraiment important, étant donné que la focale manuelle fonctionne toujours à la perfection, mais voilà, il était temps.
Pour mon nouvel appareil, je n'ai pas choisi de monter en gamme, mais plutôt d'acquérir un modèle plus récent, avec forcément plus de performances et de concentrer mes achats sur du matériel. J'ai donc fait l'acquisition d'un pack Fnac Nikon D3300, avec son 18-55 mm et son téléobjectif de la marque Tamron, qui était très bien noté sur le net et qui permet également de faire un peu de macro, ce qui est très appréciable. Malgré ce gros trou dans mon budget, je pense continuer d'investir pour me faire ma petite trousse comme il se doit, en achetant notamment du matériel de nettoyage, des filtres, des protections et (quand j'aurais un peu plus d'argent) un trépied digne de ce nom.
Même si le nouveau bébé n'a pas encore de nom, il m'a permit de retrouver goût à la photo, et peut être me poussera t-il aussi à me mettre au post-traitement. J'en suis vraiment très contente et j'ai des tas de clichés qui n'attendent que de vous être présentés dans cet article, dont toutes les photos (ou presque) seront prises avec son aide. Je vais également en profiter pour regonfler mon DeviantART, qui n'a pas été mis à jour depuis très longtemps !


Culture 

Quelques unes des dernières photos prises avec Dexter ont été faites lors de ma visite au Gouffre de Padirac, dans le Lot. Après un peu moins de deux interminables heures dans les routes lotoises beaucoup trop sinueuses, j'ai emmené ma voiture pleine de copains à Padirac, ville qui ne vit je pense que grâce au tourisme de son gouffre (et probablement un peu de son musée d'insectes vivants). Après un petit pique nique nous sommes descendus dans la partie à ciel ouvert du gouffre, qui était tout simplement magnifique. L'eau ruisselait doucement sur les parois et le soleil sur la végétation donnait un aspect presque magique à l'endroit. La partie la plus sympa de la visite est selon moi la traversée en barque d'un lac au fond du gouffre, et l'entrée dans la grande chapelle de la pluie. J'ai beaucoup apprécier les échanges avec les guides, mais encore une fois je déplore l'interdiction des photos dans les salles les plus intéressantes, j'aurais préféré par exemple, comme dans la mine de Wieliczka payer un ou deux euros en plus pour pouvoir faire mes photos tranquillement.
Une bonne petite visite tout de même, ces formations géologiques changent un peu des monuments et sites archéologiques où je me rend habituellement.









Cinéma


En ce moment j'ai très envie de mangas un peu dramatiques. C'est rapide à regarder, ça change un peu des séries habituelles et puis ça fait du bien d'entendre autre chose que de l'anglais. 
Alors que je venais de finir Prison School, que je vous déconseille et qui était bien naze et une jolie perte de temps, F. m'a alors conseillé "Blood+", et j'ai vraiment accroché. Plus que ça même, étant donné le vide que j'ai ressenti en finissant l'anime la semaine dernière.
Je ne vais pas m'amuser à tenter d'expliquer le scénario (parce qu'à chaque fois que je le fais on me regarde d'un oeil tout à fait étrange), mais si il y a une chose que je retiendrais de Blood+, c'est sa fantastique histoire d'amour, qui pourtant ne se révèle que dans le dernier épisode de la série. C'est un anime sans romance, seulement avec des sentiments très forts que l'on nous laisse percevoir, sans jamais parler de relation amoureuse ou de volonté d'en avoir une. Il y a un monde à sauver, et on a pas le temps de penser à ce qu'on ressent ni même de l'avouer, jusqu'au dernier moment, quand le travail est fait et qu'on peut enfin lâcher prise. Oui, Saya et Hagi, définitivement dans mon top 3 des plus belles histoire d'amour, parce qu'elle est tellement forte et vraie qu'elle n'a pas besoin d'être présente dans l'action (en somme, d'exister), contrairement à ce que le modèle de base de toute histoire normalement construite nous le laisserait penser.



Depuis mon installation à la coloc', j'ai pu profiter d'un peu de repos pour rattraper mes séries. J'ai donc pu regarder les deux dernières saisons de Shameless (oui, j'avais carrément du retard) qui m'ont encore une fois ravie. J'ai quand même pu remarquer que j'avais un rapport très étrange à cette série, qui arrive à me faire plier de rire mais aussi à me mettre très très mal à l'aise. Je pense que je m'identifie inconsciemment un peu trop au personnage de Fiona (avec qui pourtant je n'ai pas du tout d'histoire commune), et que la voir se planter, chier partout sentimentalement parlant ou être bafouée et exclue, me rend triste et génère chez moi un malaise qui peut m'empêcher de dormir.
Il n'en est pas moins que malgré beaucoup de whathefuck dans le genre "cet enchaînement de péripéties, dans la vie réelle je doute que cela puisse arriver" (mais au fond c'est une série alors clairement on s'en balance que ça ne soit pas réaliste). Malgré le nombre important de saisons, Shameless ne s'épuise pas, et j'aime ça.


On peut d'ailleurs aussi parler de GoT, qui, vous serez tous d'accord je pense, au moment où je pensais la série épuisée m'a foutu une bonne baffe en plein visage en me servent une des meilleurs saisons et clairement la meilleure bataille de la série.



Je suis allée sur un coup de tête avec J. voir Tarzan au cinéma. Je n'ai appris que très tard que le film allait sortir, et je n'ai même pas eu le temps de me pencher sur le visionnage de la bande annonce que j'étais déjà sur mon fauteuil rouge. Malgré la séance bruyante et le fait que celle-ci n'était diffusée qu'en 3D, j'ai beaucoup de choses positives à dire sur ce film (contrairement à J., qui lui a détesté).
En réalité, dans Tarzan, j'ai à peu près tout aimé. C'est très étrange de ma part d'apprécier comme ça un block buster, et notamment sur un sujet qui a déjà été utilisé maintes fois, mais que voulez vous, j'ai été séduite par cette actualisation de la légende de Tarzan. La première chose qui m'a frappé, c'est la musique. Dès la première minute du film, je me suis dis "ça, c'est une putain de bonne BSO". En réalité, j'ai surtout aimé la chanson d'ouverture et les chants plus que la musique, qui ne frappe pas vraiment par sa présence dans le reste du film. Ensuite, la distribution bien-sûr ! J'étais tout à fait sceptique quant au choix de Skarsgård pour le rôle de Tarzan, et il se trouve que notre cher suédois est en fait parfait dans son rôle. La carrure, la posture, et même la tête de nordique (au final, Tarzan est anglais alors ça ne pose pas de problème), bref, tout colle au personnage. Christoph Waltz en méchant ? Evidemment que c'est une bonne idée et que ça fonctionne, cet acteur envoie juste du gros lourd et en arrive à éclipser Skarsgård par son talent. Je ne connaissais pas du tout Margot Robbie, mais j'ai été totalement fascinée par son visage. J'ai également appris qu'elle jouerait Harley Quinn dans Suicide Squad, et je ne peux que me ravir de cette nouvelle. Bien entendu ce ne sont que les personnages principaux, les autres acteurs n'ont aucune raison de pâlir, et cette distribution fait je pense, la qualité du film.
J'ai également trouvé le scénario assez orignal, puisque l'action se déroule après que Tarzan soit rentré à Londres et s'y soit installé plusieurs années durant. Il doit alors retourner au Congo, dans le but de découvrir si le roi Léopold Ier est bel et bien entrain de réduire en esclavage tout le pays et de s'emparer de toutes ses richesses. Pas de déjà vu donc selon moi pour ce nouveau Tarzan, et ça, c'est plutôt appréciable ! Même si on reste dans le blockbuster, j'ai trouvé la réalisation plutôt originale, parfois même très proche de certaines scènes dans 300. Beaucoup de petits effets, de ralentis, bref un look super original pour ce genre de film, et qui a fini de me conquérir.






Shopping

J'ai eu l'occasion, une fois que j'ai eu ma paye (après 2 mois de galères) de me faire un peu plaisir  et d'enfin commander un tote bag Madametshirt, à l'effigie d'une de mes images préférées "des fists et des lettres". Pour ceux qui ne connaîtraient pas le concept, ce tumblr rassemble des images de grands personnages de l'histoire (notamment des poètes, philosophes et auteurs) et détournent leur prénom en une phrase vulgaire et marrante. Autant vous dire que le choix a été plus que rude, mais je me suis laissée tenter par le petit "Nietzsche ta mère", que j'adore. Si je vous parle de cet achat, c'est parce que j'en suis très contente ! Je ne sais pas ce que valent leurs tshirts, mais en tout cas, mon tote bag est grand, cousu dans un tissus épais et résistant, et l'imprimé est de très bonne qualité (je m'attendais à juste avoir une image collée sur le sac, mais non, on a vraiment l'impression que le motif fait partie du tissus) ! 15€ le sac donc, dont je me sers tous les jours et d'autant plus dans ma quête récente contre les emballages quand je fais mes courses ! En plus, le colis est arrivé très vite, et accompagné d'une carte, d'un carambar et de tatouages temporaires mignons. Vraiment, je recommande !





Escapade


Je suis allée me cacher à Narbonne dans l'appartement 70's de J. pour le long week end du 14 Juillet. Être là bas, coupée d'internet et du reste de l'univers, bloquée dans mon appareil photo m'a vraiment permit malgré moi d'avoir du recul sur les événements passés à ce moment là à Nice, n'apprenant la nouvelle que deux jours plus tard. Ce n'est pas mon genre de parler de ce genre d'actualité, aussi je ne le ferais pas, bien que je n'en sois pas moins affectée.

J'ai fais beaucoup de choses durant ces quatre jours à Narbonne, dont vous ne verrez pas la moitié puisque j'ai bien évidemment mitraillé comme une dingue au début du séjour pour essayer mon nouvel appareil, et qu'au final il ne me restait plus aucune place pour pouvoir immortaliser le reste. Tant pis !

Je reprend de plus en plus gout au fait de dire merde à son plein d'essence et de plutôt se laisser trimbaler dans des endroits plus magnifiques les uns que les autres. Il y a tellement de choses autour de nous qu'on ne prend pas le temps d'aller voir parce qu'on est trop occupés à chercher beaucoup plus loin !
J'ai également eu l'occasion de prendre quelques photos juste après les énormes incendies qui ont eu lieu dans la région lors de ce week end. Je n'ai pas pu rendre mes photos plus satisfaisantes à cause du sol qui fumait encore, mais je compte bien retourner passer un moment sur les lieux en question.







La cathédrale de Narbonne a toujours été une de mes favorites. C'est marrant, parce que j'allais très souvent à Narbonne étant gosse pour faire du shopping avec ma grand-mère, et je n'ai jamais remarqué ce monstre planté en plein milieu du centre. Comme quoi, la vision change, l’œil s’entraîne.






































J'avais toujours eu envie de visiter la fameuse Abbaye de Fontfroide, mais était très rebutée par le prix de l'entrée. Au final, j'y ai réellement passé l'après midi (de 14 à 17h) et j'ai pris beaucoup de plaisir à me promener dans le cloître, la galerie, la roseraie et le jardin et y faire une foule de photos. J'ai même craqué à la boutique pour un nouveau bouquin de cuisine médiévale, "La cuisine des Abbayes" des excellentes Editions Sud Ouest, qui traite de l'alimentation des moines et moniales à cette période, tout en donnant des recettes.

Vous ne verrez malheureusement pas de photos du Gouffre de l'Oeil Doux et de l'Oppidum d'Ensérune que je suis allé visiter avec Maw, et dont la visite guidée était sympathique malgré la forte chaleur. Je déplore malheureusement le fait de ne pas pouvoir approcher de plus près les vestiges, comme on peut par exemple le faire à Ampurias.




See you later alligator.

mardi, juin 28, 2016

Sad but true

En ce moment je range mon disque dur, ce qui me rend plutôt nostalgique. J'écoute de vieilles chansons, regarde de vieilles photos... Et de vieilles vidéos. Quand j'étais au lycée, j'avais pris pour habitude de laisser tourner en permanence ma webcam dès que j'invitais des amis dans ma chambre. Après, si il c'était passé des choses drôles ou importantes (comme les essais maquillages pour notre film de zombie), je prenais mon petit logiciel de montage et je compilais les meilleures parties pour faire de petits films. Bon, ce qui en général nous fait nous bidonner à 17 ans nous donne envie de mettre la tête dans le sable de la honte quand on en a 23 et qu'on se revoit, mais là n'est pas la question. En somme, faire des petits montages et avoir des vidéos à regarder dans 6 ans est quelque chose que je devrais activement me remettre à faire je crois. 
La plupart des gens sur mes vidéos ne sont plus mes amis maintenant. On s'est fâché, ou on ne se parle plus, histoires à la con ou perte de vue, au fond c'est pas vraiment important. Enfin je sais pas, peut être que ça l'est ? Il y a parmi ces personnes des gens qui ont été mes meilleurs amis, et qui sont partis de ma vie ou que j'ai choisi d'éloigner de façon violente et définitive sans qu'eux ni moi ne viennent demander la moindre explication. Est ce qu'aujourd'hui il manque quelque chose à ma vie parce que je n'ai pas eu ou donné les explications sur certaines choses ? Probablement pas.
Le truc, c'est que si savoir je peux m'en passer, j'ai un besoin que les autres sachent presque maladif. Je passe des heures en explications, j'écris des lettres, des pavés, pour être sure de tout mettre en ordre, de bien organiser mes idées, que chaque argument suive l'autre de façon logique et claire, je reformule, il faut que l'autre comprenne, et si j'ai le sentiment qu'il n'a pas comprit, je dois lutter pour ne pas renvoyer un message, appeler, donner encore et encore les explications... Alors qu'au fond tout le monde s'en branle.




Parfois j'ai envie de reparler à certaines de ces personnes. Et puis très vite je passe au travers de cette idée, parce que je sais que ce serait futile, ou mauvais pour moi, parce qu'il faut que j'arrête de regarder en arrière, et il y a toujours quelque chose qui va venir me rappeler à l'ordre. Quand j'ai eu envie de reparler à C, j'ai appris que des années de silences après elle continuait d'essayer de me mettre ses erreurs sur le dos, à presque me mettre une plainte et un procès au cul pour une affaire dont j'ignorais tout et dont elle était responsable, mais déchargeait la faute sur moi de façon complètement gratuite. Moi qui voulait prendre de ses nouvelles, savoir ce qu'elle était devenue, j'ai constaté de loin qu'elle n'avait absolument pas changé, et j'ai tourné mes talons sans regrets.

Quand j'ai eu fini d'être en colère permanente contre J, il est venu me proposer de boire une bière. Je ne savais pas trop quoi faire, je ne savais pas si ça serait une bonne chose. Quand on regarde de vieux souvenirs comme ça dans un ordinateur, on se rappelle surtout des bons moments. Et quand je regarde J dans mon ordinateur, il a un visage totalement différent de celui que je peux voir aujourd'hui, auquel j'associe une foule de choses très négatives, dont mon cerveau a choisi d'occulter les détails, et j'en suis bien heureuse. Quand je le vois sur les vidéos, je me dis "merde alors, il s'est passé quoi ? On état amis, on s'entendait bien, on se marrait, c'était plutôt cool", et j'ai l'impression d'avoir assisté à la transformation de la Bête en mode inversé. Je suis consciente d'avoir tout à fait joué mon rôle là dedans d'ailleurs. Je crois que j'ai trop essayé, trop forcé, me suis trop donnée, aliénée.
J'avais envie d'aller boire cette foutue bière, pour voir ce que ça me faisait, pour expliquer comment est ma vie maintenant, pour voir comment est la sienne, s'expliquer peut être même sur certaines choses, sans arrière pensée, bien que je ne pense pas que la demande soit anodine. J'étais sure de moi et de mes tripes bien accrochées, toute la merde laissée derrière moi.
Le fait est que quand j'ai entendu certaines choses, à une semaine de le voir, je me suis dis "merde ma fille, pourquoi est ce que tu aurais envie d'accorder encore du temps à ce type ? Pourquoi est ce que tu prendrais le risque une seule seconde de te mettre en danger, de lui donner des mots et des regards qu'il pourrait interpréter, tourner contre toi, être ce qu'il est devenu avec toi encore et encore ?". En somme j'ai flippé. J'ai grave flippé, je me suis mise en colère, et je lui ai claqué la porte à la gueule, en espérant lui péter le nez avec et en me disant que ce que j'avais appris n'était pas tombé dans mes oreilles à ce moment là pour rien, et qu'il n'avait plus rien à m'apporter.
C'est con hein, parce que des semaines ont passé et que je pense toujours que cette bière c'est pas si con, que ça pourrait me permettre de poser mes grosses couilles sur la table et de dire : Voila. Voila comme j'ai avancé sans toi, voila la personne que je suis aujourd'hui, voila ce que tu m'as fait, ce dont je me suis débarrassé, ce dont je ne suis pas sure d'arriver à me débarrasser un jour, parce que tu m'as irrémédiablement abîmé, mais je vis avec, et étrangement, je vais bien. Mais est ce que c'est franchement la peine ? Et en même temps est ce que ça a besoin d'être utile ?... Est ce qu'en fait j'en ai pas rien à foutre ?



J'ai essayé de rester en contact avec B. Sans aucune arrière pensée, juste parce que je l'apprécie, et qu'il m'apprécie, et qu'on a beaucoup trop de centres d’intérêts en commun pour gâcher cette amitié, malgré tout ce qui a pu se passer. Mais je crois que cette personne ne cessera jamais de me décevoir encore et encore, de me la faire à l'envers, et j'ignore pourquoi je m'obstine. Mais quand il s'est barré de ma vie en pleurnichant, pour au moins la cinquième fois, je me suis dis que B, J, tous ces gens, si ils étaient derrière c'est qu'il y avait une raison. J'ai changé. Je suis à la fois à nouveau moi même et à la fois grandie.
Et j'ai la réelle impression d'être bipolaire à vouloir une semaine sur deux ne plus jamais en entendre parler, ou accepter qu'ils ont fait partie de ma vie et arriver à boire une bière en souriant sans avoir peur d'eux ou les détester.


« I don't know if I can open up, I've been opened enough. I don't know if I can open up I'm not a birthday present.
I'm agressive regressive, the past is over and the passes scenes so pathetic. »


dimanche, mai 22, 2016

Cold hard bitch

Salut les moches !
Comme je n'ai pas écrit de petit article pour parler de tout et de n'importe quoi depuis un moment, il y a plein de choses dont j'ai envie de vous parler. 
Ce qui m'empêche cette fois d'être plus présente ici ne relève pas de mon manque d'envie et d'inspiration, mais de changements majeurs dans ma vie qui font que j'ai sauté de canapé en canapé pendant trois mois et que j'avais une montagne de choses à régler avant de penser à pouvoir venir traîner par ici (sans compter sur le fait que je n'avais pas toujours internet, n'est ce pas). Mais j'ai enfin une nouvelle maison, et j'en profite pour tester pendant trois mois la colocation, expérience que j'avais très envie de tenter, avant d'enfin emménager sur Cahors pour un an. Autant dire que ça bouge dans tous les sens, et que je vais a peine commencer à avoir le temps de me poser et de comprendre ce qui se passe dans ma petite tête.

Dans mon ipod


Ca fait un moment que j'ai envie de dire quelques mots sur le dernier album de Puscifer, "Money Shot" (alors oui, clairement je vais parler de choses qui datent un peu, étant donné que mon dernier article date un peu lui aussi...). C'est "The Remedy" qui m'a introduit cet album (que je remercie encore A. de m'avoir offert, parce que je ne me lasse pas de l'écouter dans la voiture), et qui est selon moi la meilleure chanson de celui-ci. Très honnêtement, quand je l'ai entendue je me suis dis que ça allait être vraiment dur de faire mieux sur cet album (et oui, ça l'est), mais j'ai été vraiment très agréablement surprise.
Plus ça va, et plus j'aime écouter (plusieurs fois) les albums en entier pour bien saisir l’œuvre dans son ensemble, et je dois dire que Money Shot est une œuvre très réussie. Certes, elle contient des morceaux beaucoup moins bons, comme la track "Money Shot" justement, mais c'est sans faire pâlir le reste des musiques qui ne peuvent plus être qualifiées "d'expérimentales" comme on pouvait souvent en parler pour Puscifer. Alors oui, sur le coup je me suis dis "quand même, c'est un peu toujours pareil". Mais c'est à ce moment là qu'il faut prendre le temps de réellement écouter, et de se dire que ce n'est pas toujours pareil, mais que c'est que le style du groupe vient bel et bien de s'affirmer, et que maintenant quand j'écoute Maynard, j'arrive à dire sans problème si c'est du Tool, du A Perfect Circle, ou du Puscifer. 

Du coup, je pose cet album ici comme un pet, et je vous invite à écouter
Galileo, Agostina, The Remedy et Autumn 
si vous avez la flemme de vous taper les 50 minutes de musique, bien que je vous le conseille fortement parce que comme vous le voyez, le choix est tellement dur que je n'ai pas pu me résoudre à ne vous en poster que quelques unes.


J'ai également découvert deux groupes (très différents) que j'écoute allègrement ces derniers temps. Le premier, c'est Clutch. C'est un petit groupe américain un peu heavy / stone qui envoie du gros pâté de sanglier aux cèpes. C'est typiquement le genre de son que j'adore et que je trouve affreusement sexy, bref, Clutch ça donne envie.

La seconde découverte, je l'ai faite grâce à ce cher Freddy qui poste souvent des musiques bien cool sur son facebook.  Il s'agit du groupe australien Wolfmother, qui fait également du heavy (décidément). J'ai découvert avec la chanson "The Simple Life" dont les paroles correspondent totalement à mon état d'esprit en ce moment, j'ai donc eu un bébé crush pour le groupe, dont j'adore aussi les pochettes d'albums. Bon, par contre les morceaux sont souvent très kitch alors il faut sélectionner.




Dans mon écran

J'ai (à côté de tout ça) une montagne de séries et de films à rattraper, mais comme je viens de finir The Walking Dead il fallait que je mette mon petit mot dans la "polémique" qui tourne autour du dernier épisode de la série. Attention spoilers.
Comme je ne traînais plus vraiment sur les réseaux sociaux, je n'étais absolument pas au courant de cette agitation autour du final de la saison 6, qui était selon moi juste énorme et qui m'a réconcilié avec la série que je dénigrais pas mal depuis plus d'une saison. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l'embrouille réside dans le fait que les scénaristes aient choisi de ne pas nous montrer qui Negan a choisi de dérouiller avec sa jolie batte. J'ai lu plein de choses, et notamment que tous ces abrutis réac pensent qu'en fait si ils ne nous l'ont pas montré c'est juste qu'ils ne savent pas encore qui a été tué, que c'est inadmissible de faire terminer une saison comme ça, blablabla. Très franchement, je ne comprend même pas pourquoi les gens gueulent. Bien entendu qu'ils n'allaient pas nous dévoiler l'identité du personnage tout de suite ! Est ce que les gens sont au courant que ce que l'on cherche à produire dans une série, c'est justement ce genre de suspense ? Vous regardez tous Game of Thrones bande de crétins, pourquoi est ce que vous gueulez quand TWD décident d'enfin faire quelque chose de cool et de donner envie de voir la prochaine saison ?
Ce dernier épisode, malgré ses incohérences, était probablement le meilleur de la série. Le personnage de Negan était plus qu'attendu, et ils ont réussi à faire monter la pression tout au long de la saison, et à la centupler pour ce dernier épisode, pour enfin nous offrir une scène absolument mythique où tout le monde se retrouve à genou devant ce super méchant, à trembler avec les personnages que l'on suit depuis déjà six ans, et moi la première alors que je n'ai plus d'attachement à aucun personnage dans cette série. Les jeux d'acteurs étaient parfaits, la mise en scène géniale, et le suspense à couper le souffle. Alors quand j'entends des conneries pareilles, ça me fous les nerfs en pelote. Retournez regarder The Big Bang Theory si vous ne voulez aucun teasing derrière votre télé et juste être de vieilles larves.



Puisqu'on en parle, je dois dire que je suis agréablement surprise par la dernière saison de Game of Thrones. La série remonte tout doucement dans mon estime, et je pense clairement que c'est le fait d'avoir doublé les bouquins qui est à l'origine de ce phénomène. Les saisons précédentes étaient (selon moi) trop dans la retenue, justement pour ne pas arriver à ce moment où il n'y aurait plus de livre à suivre. Ce manque de matière se faisait clairement sentir, avec des épisodes et même des saisons entières où rien ne se passait. Je pense très franchement que cette saison sera à la hauteur des trois premières car il va être possible pour les scénaristes d'enfin péter un coup, de ne plus avoir cette espèce de pression de tous ceux qui sont fan des romans, et d'enfin faire quelque chose. C'est presque du sans filet, mais je suis très contente qu'ils aient tous enfin dépassé cette crainte de l'inconnu.
Il faut dire aussi que cette saison se place un peu sous le signe des femmes et de leur ascendance à lui puissance et au pouvoir. Daenerys, Sansa, Margery, Cersei, Arya... et même la belle et défunte Lyanna. Autant de femmes "bafouées" qui n'attendaient que leur tour pour enfin poser leurs couilles sur la table, et tout ceci mes chers amis est sur le point d'arriver, et j'aime autant vous dire que ça va trouer des culs.

En deux mots, les personnages que j'ai envie de voir évoluer dans cette saison : Petyr, Bran (étonnamment), Mormont, Sansa, Brienne, Margery, Arya (un peu moins cette saison), Tyrion et Varys. Bon ok un peu Daenerys.
Par pitié ne nous faites pas bouffer du Jon par tous les trous. Please. Be cool. 





A place called home

Le mois de mai est donc synonyme pour moi de stabilité et d'épanouissement personnel, puisqu'en plus d'avoir enfin ma maison à moi (même si je vais en changer dans quatre mois) je suis en ce moment en plein dans mon stage qui s'avère être encore plus génial que ce que j'imaginais. 
Je travaille à l'université de sciences et je suis chargée de faire l'inventaire des collections zoologiques qui se trouvent là, anciennes, abandonnées ou utilisées fréquemment, dans des vieilles vitrines ou des coins d'étagères, naturalisations, formol, squelettes... Bref, un stage qui m'était probablement destiné et pour lequel je me trouve une réelle passion, à la limite de vouloir ramener du travail chez moi le soir, frustrée de savoir que je n'aurais probablement pas le temps de tout faire en trois mois et ne voulant surtout pas perdre la main sur cette mine d'or, qui j'en suis sure m'ouvrira des tas de portes. Je travaille en autonomie en tant que "spécialiste", et je réalise que c'est probablement comme ça que je fonctionne le mieux. J'ai l'impression qu'on a besoin de moi, de mon conseil et de mes compétences. Je commence enfin à savoir ce que je fais là et ce qui me plait. En plus, j'apprends tous les jours des tas et des tas de choses, je passe mes matinées à faire des recherches, je vois des animaux dont je ne soupçonnais même pas l'existence... Ça me donne envie de faire de la recherche à nouveau, et j'ai presque du mal à croire que je vais être payée pour ça.












La suite au prochain épisode...

See you later alligator.