jeudi, décembre 05, 2013

The desolation of the Plush.



Heureusement que j'ai rien à te prouver, 
J'aurais du boulot.


lundi, novembre 04, 2013

« Dementia, what a beautifull name. »



C'est triste d'être moi, et de se détester.
Aujourd'hui j'ai lu un texte bourré de statistiques sur de pauvres jeunes filles au Royaume-Uni, des gamines de 10 - 11 ans qui sont pas bien. Vous saviez vous qu'un très haut pourcentage de jeunes filles se sentent sans valeur, malheureuses ou inutiles ?
Je crois que personne ne sait à quel point c'est dur d'être une adolescente. Quand à table je regarde mes parents et que ce sujet revient, j'essaie de leur dire "vous savez, je l'ai très mal vécu", et on me traite d'ingrate, on me dit que j'exagère. Quand je dis à mes proches "Je l'ai très mal vécu, j'ai eu envie de mourir", on me dit que c'était écrit sur ma gueule que j'étais le genre de cliché à se scarifier et a vouloir la mort. Pourquoi les gens n'arrivent pas à comprendre à quel point c'est dur d'être une fille et d'avoir 10ans ? Je ne peux pas m'empêcher de pleurer en en parlant, surement parce que je suis encore cette petite fille au fond de moi et que quelque part je n'ai pas réussi a aller mieux, surement parce que même maintenant quand j'en reparle je me sens toujours aussi incomprise, surement parce que maintenant j'ai mes malheurs de jeune fille de 20ans, et que même si j'apprends à me gérer et à mettre ce qui ne va pas dans un sac et de le ranger en attendant de le voir tomber de l'étagère et se vider sur moi au moment où je voudrais prendre quelque chose dessus, bein, j'ai mal. 

Oui, aujourd'hui aussi je le vis mal, aujourd'hui aussi je me sens incomprise sur bien d'autres choses et je me déteste sur plein de points, et je suis remplie à ras bord de regrets, et de culpabilité de penser tout ça alors que ma vie pourrait être proche de la perfection si seulement Alice voulait bien arrêter de me lancer toutes ces idées noires. J'en rigole vous savez. Qu'est ce que je peux bien faire d'autre ?


dimanche, octobre 06, 2013

J'enfante le chaos.

Eh vous saviez que c'était ma faute ? Quoi vous me direz, eh bah je vous le donne en mille : absolument tout. Tout, tout ce qui peut arriver dans vos vie et dans le monde, c'est ma faute, c'est parce que je suis trop compliquée.
Les nazis c'était ma faute, et puis le communisme aussi. Les terroristes et la famine, la peste noire, les bombes nucléaires, les guerres, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, oui, Pompei c'était moi. La pollution aussi, et la destruction de la couche d'ozone. Les animaux en voie de disparition, Ben Laden, Raspoutine, Satan, c'était toujours moi.
Si vous voulez vous pouvez me dire ce que j'ai fais dans vos vie, pourquoi j'ai tout compliqué et tout détruit.

Erik Ravelo


Je sais que je suis compliquée, je sais qu'on ne comprend pas toujours ce que je dis, ce que je fais et pourquoi je le fais. J'ai essayé pendant beaucoup trop longtemps de faire comprendre tout ça, maintenant c'est fini, je suis fatiguée.
Sérieusement il y a des limites. Vous faites des choses qui pourraient être très simples mais ça ne l'est pas, parce que bien sur, je suis compliquée. C'est quoi votre problème ? Ah, apparemment ça doit être moi. C'est tellement facile de me montrer du doigt dès que quelque chose devient compliqué, ça me révolterait presque. Lavez vous les mains, je sais ce que c'est croyez moi. "Tu compliques toujours tout.", ce que vous cherchez à dire, c'est que si je me taisais et que je me tenais tranquille ce serait bien plus facile pour vous et vous pourriez agir comme bon vous semble. Pardonnez moi, mais de toute façon, raison ou tors, j'aime pas être prise pour une conne : ma gueule, je la ferme jamais, et c'est bien ça qui vous emmerde.